logo

STX : Paris et Rome trouvent un accord sur la reprise des chantiers navals

Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni se sont rencontrés mercredi à Lyon pour un sommet qui a marqué l'épilogue de la crise autour de la reprise des chantiers navals STX France par l'Italien Fincantieri.

Après des semaines de crispation, Paris et Rome ont trouvé un terrain d'entente sur le dossier de la reprise des chantiers navals STX France par l'italien Fincantieri, qui obtient le contrôle sous conditions.

L'accord trouvé, annoncé mercredi 27 septembre avant une déclaration, à Lyon, du président français Emmanuel Macron et du chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni, donne le coup d'envoi d'une étude de faisabilité sur un rapprochement franco-italien dans l'industrie navale de défense.

Solution trouvée

Fincantieri obtient 50 % des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) auxquels il faut ajouter 1 % "prêté" par l'État français, avec "droit de retour" pendant "12 ans" si l'Italien ne respecte pas ses engagements.

Paris et Rome bataillaient autour du chiffre de la reprise, le gouvernement refusant de laisser s'échapper l'un des fleurons de l'industrie française. La solution trouvée prévoit de donner, comme ils le souhaitaient, la direction opérationnelle aux Italiens, tandis que les Français ont un droit de veto sur le choix du PDG et diverses questions stratégiques, dont l'emploi.

En contrepartie des concessions françaises, le sommet de Lyon donnera le coup d'envoi d'un "Airbus des mers", civil et militaire, qui pourrait voir Fincantieri et Naval Group participer ensemble à des appels d'offre à l'étranger et peut-être échanger des participations. Avec Naval Group, Fincantieri a déjà collaboré aux programmes de frégate Fremm et Horizon.

Avec AFP