logo

Scandale des moteurs truqués : Volkswagen accepte de payer 14,7 milliards de dollars

Le géant allemand de l'automobile Volkswagen a accepté de payer 14,7 milliards de dollars aux États-Unis, selon les termes d'un accord négocié dans la douleur avec les autorités américaines dans le cadre du scandale des moteurs diesel truqués.

Le "Dieselgate", le scandale des moteurs diesel truqués, va coûter 14,7 milliards de dollars à Volkswagen aux États-Unis. C'est la somme que le constructeur allemand s'est engagé à payer après avoir conclu un accord avec les autorités américaines, selon les documents judiciaire rendu publics, mardi 28 juin. L'accord doit encore être approuvé par la justice.

Un peu plus de 10 milliards de dollars seront consacrés à racheter ou réparer les véhicules de la marque dont le moteur a été modifié pour tromper les tests aux émissions polluantes. Chaque propriétaire de l'une de ces voitures va, en outre, recevoir une indemnité comprise entre 5 100 dollars et 10 000 dollars. Enfin, Volkswagen a aussi accepté de consacrer deux milliards de dollars à la recherche sur les véhicules non-polluants aux États-Unis.

"Accord historique"

Le groupe a finalement payé le prix fort pour mettre un terme aux poursuites dont il faisait l'objet sur le sol américain. En avril dernier, le quotidien allemand Die Welt assurait que Volkswagen était en train de négocier un accord global d'un montant de cinq milliards de dollars.

"Cet accord historique reconnaît la responsabilité de Volkswagen pour avoir trahi la confiance des consommateurs et contraint le constructeur à réparer les dommages environnementaux causés", s'est félicité Elizabeth Cabrase, l'avocate américaine qui menait la charge judiciaire contre le groupe allemand.

En Europe aussi

Mais le chapitre des ennuis judiciaires de la marque aux États-Unis n'est pas encore refermé. Le ministère américain de la Justice a ouvert une enquête pénale en septembre 2015 qui pourrait coûter au groupe plusieurs millions de dollars en plus.

En Europe aussi, la marque se retrouve au centre de plusieurs batailles judiciaires. En Allemagne, une procédure pénale vise à établir la responsabilité potentielle de 17 dirigeants et salariés de Volkswagen. En France, le groupe est poursuivi pour "tromperie aggravée" et le fonds souverain Norvégien – le plus important du monde et l'un des principaux actionnaires du groupe allemand – compte reclamer réparation en justice pour l'argent perdu en Bourse à cause de la chute de l'action Volkswagen depuis le début de ce scandale.

Avec Reuters