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Violences faites aux femmes : "La plupart des mesures annoncées existent déjà"

Le gouvernement français a clos, lundi, son "Grenelle contre les violences conjugales" avec des annonces attendues de pied ferme par les associations féministes. L'autrice Rebecca Amsellem est l'invitée de France 24 pour discuter des mesures annoncées par l'exécutif.

Prise en charge psychologique des agresseurs, introduction de l'emprise dans le code pénal, renforcement du numéro 3919... le Premier ministre français, Édouard Philippe, a clos lundi 25 novembre le "Grenelle contre les violences conjugales" en présentant un plan à forte tonalité juridique destiné à provoquer un "électrochoc" pour endiguer ce fléau.

Rebecca Amsellem, autrice et fondatrice de la newsletter féministe Les Glorieuses, estime pourtant que "les mesures annoncées ne vont pas dans le bon sens".

"La plupart des mesures annoncées existent déjà depuis plusieurs années", explique Rebecca Amsellem, au micro de France 24. Économiste de formation, elle estime que le problème est aussi budgétaire : "On ne peut pas prétendre avoir une politique qui protège les femmes et ne pas mettre de l'argent derrière. Si il n'y en a pas davantage, le nombre de féminicides ne va pas diminuer."