
A l'issue d'une réunion avec le ministre du Travail Xavier Darcos, le PDG de France Télécom, Didier Lombard (à gauche), a assuré qu'il entendait "casser la spirale" des suicides dans son entreprise et a évoqué un "nouveau contrat social".
AFP - Le PDG de France Télécom, Didier Lombard, a affirmé mardi que, face aux suicides dans son entreprise, "la première urgence était d'arriver à contrôler le phénomène de contagion", annonçant notamment la mise en place immédiate d'un numéro vert avec des psychologues extérieurs.
M. Lombard s'exprimait devant la presse à l'issue d'un entretien à ce sujet avec le ministre du Travail Xavier Darcos. Ce dernier a souhaité que France Télécom assure une "meilleure prise en compte de la situation personnelle dans l'organisation du travail, à l'image d'autres accords qui ont été signés dans d'autres grandes entreprises", comme EDF ou Renault.
Il faut, a dit le ministre aux journalistes, une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences "appropriée, offrant aux salariés une visibilité sur leur évolution professionnelle".
Didier Lombard a indiqué qu'était immédiatement mise en place "une ligne avec un numéro vert qui débouche sur des psychologues extérieurs à l'entreprise".
La négociation sur le stress au travail, qui commence vendredi dans l'entreprise, abordera le sujet "sans aucun tabou" et traitera "de l'équilibre entre vie privée et professionnelle, et de l'accompagnement de la mobilité".
"Il faut un nouveau contrat social dans l'entreprise", a dit M. Lombard, et à l'issue de ces négociations, "le France Télécom du mois de décembre ne sera pas le France Télécom d'aujourd'hui", a-t-il assuré.
Mais "la première urgence c'est d'arriver à contrôler le phénomène de contagion" et "casser le mouvement de spirale", a-t-il insisté.
Cette réunion entre le ministre et M. Lombard avait été décidée après un nouveau suicide d'une salariée de France Télécom vendredi à Paris, le 23e en un an et demi, qui s'est jetée par la fenêtre de son bureau. Depuis, une autre salariée de l'entreprise a tenté de se suicider à Metz, dans son bureau, en avalant des barbituriques.