
Après trois années de stabilisation, les émissions de CO2 devraient repartir à la hausse en 2017 et augmenter de 2 %, atteignant ainsi un niveau record. Il s'agit d'un nouveau revers vis-à-vis de l'objectif fixé par l'accord de Paris, en 2015.
Après une stabilisation, la rechute. Les émissions mondiales de CO2 devraient augmenter de 2 % cette année et atteindre ainsi un nouveau niveau record, ont annoncé lundi 13 novembre des scientifiques à la COP23, dissipant l'idée qu'un pic des émissions ait été atteint.
Les émissions de CO2 sont restées globalement stables pendant trois ans, de 2014 à 2016, mais elles vont repartir à la hausse cette année, essentiellement à cause d'une augmentation en Chine après deux années de recul, disent les scientifiques.
Ces données, présentées au cours des négociations à Bonn pour la conférence internationale sur le climat, la COP23, représentent un revers pour l'objectif fixé par l'accord de Paris en 2015, de réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de limiter la hausse moyenne des températures mondiales.
Pékin a accru sa consommation de charbon
"Les émissions mondiales de CO2 semblent repartir fortement à la hausse, une fois de plus (...). C'est très décevant", a déclaré la chercheuse Corinne Le Quere, directrice du centre Tyndall pour les recherches sur le changement climatique à l'université d'East Anglia, au Royaume-Uni.
Les émissions de la Chine devraient augmenter de 3,5 % cette année, du fait d'une plus grande consommation de charbon et d'une croissance économique plus robuste, a déclaré quant à lui Glen Peters, autre participant à l'étude, du centre Cicero de recherches sur le climat mondial, à Oslo.
Les émissions de CO2 des États-Unis devraient quant à elles diminuer de 0,4 % en 2017, une baisse plus faible que ces dernières années, conséquence d'un plus grand usage du charbon.
La Chine est le plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre, devant les États-Unis, et représente près de 30 % des émissions. Quant aux États-Unis, ils se sont retirés de l'accord de Paris sur une décision du président Donald Trump.
Avec Reuters