
Le représentant spécial de l'ONU en Libye Ghassan Salamé, nommé en juin, doit permettre une sortie de crise dans le pays. Dans un entretien accordé à Marc Perelman, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, il revient sur le processus politique en cours, qu'il veut ouvert à tous, y compris aux anciens partisans de Kadhafi.
"Je ne veux pas que l'accord politique soit la propriété privée de tel ou tel, mais qu'il soit ouvert à l'ensemble de la population, ça, je le dis clairement à tout le monde", déclare-t-il. Ce processus inclut des partisans des anciens régimes – kadhafiste et monarchiste – et "pourrait inclure" Seïf al-Islam, le fils de Mouammar Kadhafi.
Ghassan Salamé précise qu'il n'est pas en contact avec ce dernier et "ne tient pas à le rencontrer, mais ses partisans viennent me rendre visite, je les reçois et je les invite à rejoindre le processus politique".
Les groupes islamistes violents cependant "ne veulent pas jouer le jeu démocratique et eux-même s'excluent du jeu démocratique, mais ce n'est pas moi qui les exclut".