
Au menu de cette revue de presse internationale, mercredi 8 juin, la victoire d’Hillary Clinton à la primaire démocrate, le débat sur le Brexit, et le travail des enfants réfugiés syriens en Turquie.
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On commence cette revue de presse internationale aux Etats-Unis, où Hillary Clinton a revendiqué cette nuit sa victoire aux primaires démocrates lors d’un discours prononcé à New York.
Pour résumer ses paroles, je vous propose de jeter un cil au dessin de Horsey pour The Los Angeles Times: on voit la candidate brandir une photo de Trump. Ce qui la différencie de lui? «Premièrement, je suis une femme. Deuxièmement, je ne suis pas lui» - lui, ce rival présenté en homme des cavernes affublé d’un gourdin. Lors de son discours, Hillary Clinton a aussi mis en avant la dimension historique de sa victoire: «C’est la première fois dans l’histoire de notre pays qu’une femme est investie par l’un des grands partis», a-t-elle déclaré. Une dimension saluée par The New York Times, qui évoque le «triomphe» de l’ancienne secrétaire d’Etat. Un triomphe qui exige à présent qu’elle parvienne à se délivrer de son principal «fardeau», le fait que «la nouvelle génération d’électeurs américains ne lui fait pas confiance», et qu’elle incarne un lieu de pouvoir, Washington, «déconnecté de leurs combats». «Les ponts sont meilleurs que les murs», a lancé hier Hillary Clinton, en faisant allusion au projet de Donald Trump de construire un mur entre les Etats-Unis et le Mexique, s’il était élu. Le voisin mexicain, on le sait, est un objet récurrent des diatribes du tycoon, qui a récemment déclenché une énième polémique en s’en prenant à un juge originaire de ce pays. A voir, pour terminer, avec un dessin publié par The New Jersey Journal, où l’on retrouve Donald Trump, truelle à la main. «Que se passe-t-il? Donald est en train de construire un mur autour du juge».
A la Une également, le débat sur le Brexit. A 15 jours du référendum David Cameron a accusé ses partisans de «recourir à de totales contrevérités». Des «contrevérités» énoncées, selon lui, «pour pousser les gens à faire un saut dans l'inconnu». Un «saut» qui inquiète outre-Manche, et outre-Atlantique, aussi, où The Washington Post s’alarme d’un possible retour à «un nouvel âge de l’autarcie». Outre le Brexit, le journal fait part de son inquiétude face aux forces centrifuges à l’œuvre en Europe, en Ecosse, en Catalogne, et en Flandre, mais aussi face au regain nationaliste en Chine, et aux discours protectionnistes de Donald Trump et Bernie Sanders aux Etats-Unis. Evoquant un mouvement de repli alors que le monde est entré dans une ère de globalisation «sans précédent», The Washington Post dénonce la façon dont l’autarcie est présentée comme «l’antidote à la combinaison du malaise économique et de la révolte ethnique». «L’auto-suffisance économique est un principe qui ne coûte pas cher à défendre – jusqu’à ce qu’on en subisse le prix réel», prévient le journal. «Un doigt d’honneur adressé au reste du monde, c’est ça votre message?», demande, dans la même veine, The Guardian aux partisans du Brexit. «Avec l’UE, notre économie a progressé et créé des emplois. Nous ne pouvons pas tourner le dos à cette success story», plaide le quotidien. Des inquiétudes auxquelles le chef du parti europhobe Ukip a tenté de répondre, hier soir. Brandissant son passeport sur lequel est mentionné l'Union européenne, Nigel Farage, qui n’a finalement pas débattu directement avec David Cameron, a exigé le retour à un passeport purement britannique, d’après The Daily Express. «Nous sommes Britanniques, nous n'allons pas nous laisser intimider par d'autres nations, en particulier par des représentants non élus comme Jean-Claude Juncker. Nous valons mieux que ça!», a-t-il lancé.
L’Europe a récemment conclu un accord migratoire avec la Turquie pour tenter de résoudre la crise migratoire. Cet accord est lui aussi très décrié, notamment parce que beaucoup s’interrogent sur les conditions d’accueil réservées aux réfugiés syriens. Des inquiétudes justifiées, à lire ce long reportage du Figaro consacré à «la génération sacrifiée des petites mains syriennes en Turquie».
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