Au menu de cette revue de presse présentée par Sandrine Gomes, la "visite commando" de François Hollande en Irak, les interrogations sur une opération qui pose question et le plan d'action de Nicolas Sarkozy, dont le retour dans l'arène politique semble imminent ...
La "visite commando" de François Hollande en Irak est à la Une de la presse ce vendredi. Selon le Parisien, cette visite express a été préparée dans le plus grand secret pour rencontrer les nouvelles autorités irakiennes.
Mais la participation française à la coalition contre l’organisation de l’État islamique est accueillie de façon mitigée par la presse. Slate affirme qu'"Hollande a eu raison trop tôt". Pour le magazine en ligne, une intervention aérienne contre Damas, préconisée par la France en 2013, aurait pu éviter le vide qui s’est créé entre le pouvoir de Bachar Al Assad et l’opposition syrienne modérée. Un vide dans lequel les extrémistes se sont engouffrés.
Interviewé par le Parisien, le sénateur Jean-Pierre Chevènement reste fidèle à ses convictions, lui qui avait démissionné du gouvernement Rocard en 1991 pour protester contre la Guerre du Golfe. Pour lui, "la France n’a pas à caracoler au premier rang". Les premières victimes du califat islamique étant d’abord les musulmans – c’est d’abord à eux – nous dit-il qu’il revient de se débarrasser de cette "lèpre".
Cette intervention soulève de nombreuses interrogations et incertitudes. Car si l'objectif de la troisième guerre d'Irak est de "détruire l’Etat islamique", la suite est moins claire, souligne le Figaro. Dans son édito, le journal souligne que l'intervention repose sur "une improbable coalition de pays" et ajoute que "tout est brouillé" sur le terrain : face à "la folle brutalité de l’Etat islamique", ses rivaux d’Al Nosra semblent être "en pleine dérive démocrate".
La presse s’intéresse également au retour de Nicolas Sarkozy au sein du paysage politique français. Pour le Parisien, "il veut tout changer". L’ancien président se prépare en coulisse et le "Sarkozy Acte 2" est prêt, titre le quotidien. Son plan prévoit de faire bouger les lignes du parti et de fusionner la droite et le centre sous un nouveau nom. Nicolas Sarkozy veut transcender les clivages, estimant que les mots "gauche et droite" ne veulent plus rien dire.
Dans son édito, Le Parisien assure que ce retour peut être une bonne chose : il va "en tout cas permettre de rebattre les cartes". A l’UMP, le combat des chefs va se clarifier entre ceux qui suivront Nicolas Sarkozy et les autres. Et pour le pays, il constituera également une "proposition d'alternance" pouvant se mettre en travers du chemin de Marine Le Pen. Enfin, dans son édito, les Echos affirment que l’exécutif cumule tant de déboires qu’il espère un évènement à droite pour détourner les projecteurs…