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"Empathie et sympathie"

Presse internationale, Jeudi 24 juillet 2014. Au menu de cette revue de presse, la critique de la stratégie de communication israélienne, les 100 jours de la disparition des lycéennes de Chibok, et le deuil des Néerlandais, après le crash du vol MH17.

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On commence cette revue de presse internationale avec la poursuite de l’offensive israélienne à Gaza, où selon les services de secours palestiniens, 18 personnes, y compris des enfants, ont encore été tués ce matin.
Les combats continuent de faire rage, le bilan atteint plus de 700 morts, le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme déclare qu'il existe une «forte possibilité» qu'Israël ait commis des crimes de guerre, beaucoup doutent de la possibilité pour Tsahal de venir à bout du Hamas: l’Etat hébreu se retrouve critiqué de toutes parts. Est-il également en train de perdre la guerre de l’image? Salon évoque une stratégie de communication qui aurait trouvé ses limites: reconnaître la nature tragique des événements, puis en blâmer le Hamas. Cette ligne de défense aurait été élaborée lors de l’opération Plomb durci de 2008, autour de l’idée qu’il fallait d’abord exprimer de l’empathie pour les victimes civiles palestiniennes, pour ensuite susciter la sympathie de l’opinion, et dans le même temps, à diminuer la sympathie de l’opinion envers les Palestiniens, en assimilant les habitants de Gaza au Hamas. Cette stratégie aurait volé en éclats lorsque quatre garçons de Gaza ont été bombardés sur une plage, sous les yeux des journalistes, avant d’être définitivement anéantie par la multiplication des images et des témoignages par les réseaux sociaux.
Les nouveaux médias ont été également largement mis à contribution pour mobiliser l’opinion en faveur des jeunes filles nigérianes enlevées par Boko Haram. 100 jours après leur enlèvement, le secrétaire général de l’ONU a tenu à exprimer son soutien à la campagne bringbackourgirls, rapporte le journal nigérian The Punch, qui promet de continuer à harceler le gouvernement pour qu’il ramène ces jeunes filles à leurs mères. Le journal exprime ses doutes sur sa capacité et sur celle de l’armée à en finir avec Boko Haram. Une impuissance qu’il attribue à la corruption des militaires et de la classe politique.
Aux Pays-Bas, deux avions militaires transportant 40 dépouilles de victimes du crash du MH 17, ont atterri, hier, à Eindhoven. The Guardian rappelle que 193 Néerlandais sont morts dans la catastrophe et raconte comment les membres des forces armées néerlandaises ont transporté, dans un silence absolu, les cercueils des victimes vers les corbillards qui devaient les emmener à la base militaire d’Hilversum, où le processus d’identification, va commencer. Le silence et la dignité d’une nation toujours sous le choc, qui ne voudrait pas, du moins pour le moment, entrer dans le combat politique, diplomatique et médiatique pour obtenir la vérité sur ce qui s’est passé. «Nous ne sommes pas l’Amérique», écrit la correspondante néerlandaise du journal, pour expliquer la retenue de ses compatriotes.
Alors que les Pays-Bas pleurent leurs morts, les Occidentaux se disputent pour savoir quelles sanctions il faudrait infliger à Poutine. Dans une tribune publiée par The Financial Times, François Heisbourg, président de la Fondation pour la recherche stratégique, dénonce la décision de la France de maintenir la vente de ses Mistral à la Russie. Une décision «honteuse» selon lui.
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