
Les deux patients décédés d'une fièvre hémorragique à Conakry n'étaient pas porteurs du virus Ebola, selon les autorités guinéennes. Samedi, l’Unicef indiquait que l’épidémie, qui a fait 59 morts dans le sud de la Guinée, avait touché la capitale.
Les trois cas de fièvre hémorragique ayant provoqué la mort de deux personnes à Conakry, la capitale de la Guinée, ne sont pas dus au virus Ebola, a déclaré à l'AFP, lundi 24 mars, le docteur Sakoba Kéita, du ministère guinéen de la Santé.
"Pour l'instant, il n'y a pas de fièvre Ebola à Conakry, mais une fièvre hémorragique dont la nature reste à déterminer", a déclaré le docteur après avoir reçu les premiers résultats d'analyses effectuées à l'Institut Pasteur de Dakar dans la nuit de dimanche à lundi.
Dans un communiqué paru samedi, l’Unicef indiquait que l’épidémie de fièvre qui a déjà fait 59 morts dans le sud du pays, s’était propagée jusqu’à la capitale. "Sur les 80 personnes ayant contracté la maladie à ce jour en Guinée, notamment à Macenta, Guéckédou, et Kissidougou en région forestière et tout dernièrement à Conakry, au moins 59 sont mortes", affirmait le document, qui faisait état de trois enfants décédés pour l'instant. Le précédent bilan officiel faisait état de 34 morts.
Les autorités débordées
Des examens faits à Lyon, en France, ont permis d'établir que l’épidémie sévissant dans le sud de la Guinée était bien la fièvre Ebola. "Dans la journée de [vendredi], nous avons eu les premiers résultats venus de Lyon qui nous ont annoncé la présence du virus de la fièvre Ebola comme étant à l'origine de cette flambée de fièvre en Guinée forestière [sud] principalement", avait rapporté, samedi, Sakoba Kéita.
Le virus Ebola se manifeste par une poussée de fièvre, des diarrhées, des vomissements, une fatigue prononcée et parfois un saignement. Il figure parmi les plus mortels chez l'homme, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il n'existe aucun traitement ni vaccin.
"Nous sommes débordés sur le terrain, nous luttons contre cette épidémie avec les moyens du bord, avec le concours des partenaires (OMS, MSF, UNICEF, etc.), mais sachez que c'est difficile, mais nous y parviendrons", a expliqué le Dr Kéita.
Avec AFP