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Nouvelles manifestations chiites au Bahreïn avant le Grand Prix de F1

À l'approche du Grand Prix de Formule 1 au Bahreïn, l'opposition chiite a manifesté dimanche, pour la troisième journée consécutive. Le gouvernement assure que les conditions de sécurité seront garanties lors de la tenue de l'événement sportif.

Le gouvernement bahreïni a annoncé dimanche qu'il prenait les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du prochain Grand Prix de Formule 1 malgré la poursuite des manifestations de l'opposition chiite.

"Le royaume de Bahreïn assurera la sécurité pendant (la compétition de) F1 et prendra toutes les mesures de précaution nécessaires" pour son bon déroulement, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Samira Rajab, après la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.

Mme Rajab, également ministre d'Etat à l'Information, a ajouté que "l'état de la sécurité à Bahreïn est très rassurant" et souligné que l'organisation du GP avait "des incidences positives sur l'économie bahreïnie".

Parallèlement, l'opposition chiite a poursuivi ses manifestations pour la troisième journée consécutive en prévision du GP de F1, qui se déroulera du 19 au 21 sur le circuit de Sakhir, au sud de Manama.

Des milliers de personnes ont ainsi défilé dans le calme à Dair, un village proche de l'aéroport international de Bahreïn, sur la deuxième grande île de l'archipel, Muharaq, selon des témoins.

"Tôt ou tard, le peuple finira par vaincre" et "Pas de concessions", ont répété les manifestants, au troisième jour d'une semaine de protestations devant culminer par un grand rassemblement vendredi prochain, jour des essais libres du GP.

Des heurts nocturnes ont opposé ces derniers jours dans divers villages chiites autour de Manama les forces de sécurité à des manifestants mobilisés contre le GP, à l'appel du Mouvement du 14 février, un groupe radical qui organise la contestation sur les réseaux sociaux, selon des habitants.

Depuis début avril, les forces de sécurité ont procédé à 98 arrestations durant les protestations, dont la répression a fait 29 blessés parmi les manifestants, a indiqué le principal groupe de l'opposition chiite, Al-Wefaq.

Dans un communiqué, le Wefaq a dénoncé la politique des autorités qui "persistent dans le recours à la violence" contre les manifestants.

Bahreïn, petit royaume du Golfe, est le théâtre de troubles récurrents depuis février 2011 en raison d'un mouvement de contestation animé par les chiites, majoritaires dans la population, contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa au pouvoir.

AFP