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Hortefeux apporte son soutien au gendarme mis en examen pour la mort d'un gitan

Au lendemain de la mise en examen du gendarme qui avait tué un jeune gitan au mois de juillet dans le département du Loir-et-Cher, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux lui a apporté "publiquement [son] soutient moral et matériel".

AFP - Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a manifesté "publiquement (son) soutien moral et matériel" au gendarme mis en examen vendredi pour avoir tué par balle en juillet un jeune gitan dans le Loir-et-Cher.

"Je tiens à manifester publiquement mon soutien moral et matériel à ce militaire aujourd'hui dans l'épreuve, à sa famille ainsi qu'à ses 97.000 camarades de la gendarmerie nationale", a déclaré le ministre dans un communiqué.

Le gendarme, qui plaide la légitime défense, a été mis en examen pour "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Le drame s'était déroulé le 16 juillet lors d'un contrôle quand Luigi Duquenet avait voulu fuir. Sa mort avait déclenché une flambée de violences à Saint-Aignan.

"Je prends acte de la mise en examen" du gendarme "qui avait dû faire face, en juillet à Saint-Aignan, à une situation extrêmement dangereuse pour sa vie", relève M. Hortefeux.

"Il ne faut pas oublier les faits", poursuit-il en les rappelant : "Un jeune homme qui allait retirer de l'argent à un distributeur de billets avait été agressé par deux individus, qui avaient alors foncé sur un premier barrage en renversant un gendarme, avant de forcer un second barrage et de menacer ainsi directement les militaires présents sur les lieux".

"Bien évidemment, le gendarme mis en examen bénéficiera de la protection juridique que l'Etat garantit à ses agents en pareilles circonstances", souligne le ministre.

Dans une lettre ouverte au ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, le Syndicat de la Magistrature (SM, 2e syndicat, classé à gauche) a estimé que ce soutien "instille dans les esprits l'idée selon laquelle" la décision d'un juge d'instruction de Blois "serait illégitime".

"Une nouvelle fois, (M. Hortefeux) s'immisce donc dans le cours d'une procédure judiciaire", écrit la présidente du SM, Clarisse Taron, dans ce courrier diffusé à la presse.