
Le célèbre site de diffusion de documents confidentiels annonce son intention de divulguer, ce mercredi, de nouveaux dossiers top-secrets concernant, cette fois, l'agence de renseignements américaine.
Après l’armée américaine, la CIA. Dans un tweet posté mardi à 23 heures, WikiLeaks a annoncé qu'il allait publier de nouveaux documents confidentiels, ce mercredi. Dans la ligne de mire du désormais célèbre site Internet cette fois : l’agence de renseignements américaine.
En pleine tourmente médiatico-judiciaire après la publication de rapports top-secrets sur le conflit afghan, la direction du site n’a pas précisé le théâtre d'opération sur lequel porteraient ses nouvelles révélations.
WikiLeaks s'est imposé sur le devant de la scène médiatique le 26 juillet dernier. Connu jusqu'alors des seuls initiés, il s'est taillé une réputation mondiale en rendant public plus de 70 000 documents confidentiels de l’armée américaine dressant un tableau très sombre de la guerre en Afghanistan. Le site affirme disposer de 15 000 autres pièces du même genre, qu’il compte également publier.
"Entreprise de déstabilisation"
Depuis cet épisode, l’administration Obama accuse WikiLeaks et son fondateur, l’Australien Julian Assange, de mettre à mal l’effort de guerre des États-Unis et d’"avoir sur les mains le sang" de certains collaborateurs afghans de l’armée américaine. Washington critique notamment le fait que les rapports mis en ligne par le site comportent les noms de toutes les personnes impliquées dans les opérations militaires.
Une affirmation contestée par WikiLeaks, qui a produit une lettre montrant qu'il a proposé au département de la Défense de travailler de concert pour effacer les noms les plus sensibles - proposition à laquelle l’administration américaine n'aurait pas donné suite, selon le document.
L'annonce de ces nouvelles révélations intervient dans un contexte d'autant plus tendu entre WikiLeaks et Washington que la justice suédoise a accusé de viol et lancé un mandat d’arrêt à l'encontre de Julian Assange, vendredi dernier. Des charges qui ont été rapidement levées - même si ce dernier fait toujours l'objet d'une enquête pour harcèlement -, mais qui font dire à l'intéressé qu'il fait l'objet d'une "entreprise de déstabilisation". L'as du barreau suédois qu'il a engagé pour se défendre n'hésite pas, quant à lui, à laisser entendre que le Pentagone ne serait pas étranger à l'affaire...