
Le bilan des attaques des villages de l'État du Plateau, dans le centre du Nigeria, entre samedi soir et mardi matin, s'est alourdi, mercredi 27 décembre, à près de 200 morts, ont indiqué les autorités locales.
Le président du conseil du gouvernement de Bokkos, Monday Kassah, a déclaré avoir dénombré "148 villageois de Bokkos massacrés de sang-froid" lors de sa rencontre avec le vice-président du Nigeria, auxquels s'ajoutent "au moins 50 personnes tuées" dans quatre villages de la circonscription voisine de Barkin Ladi, selon Dickson Chollom, un élu de l'assemblée locale, mercredi.
Il y a pour l'heure, "500 blessés et des milliers de déplacés", a déclaré Monday Kassah à l'AFP mardi. "Pas moins de 20 villages" ont été attaqués entre samedi soir et mardi matin, a-t-il précisé, soulignant que "les attaques étaient bien coordonnées".
Appréhender les coupables
Le président nigérian, Bola Tinubu, a ordonné "aux agences de sécurité d'intervenir immédiatement, de parcourir chaque parcelle de la zone et d'appréhender les coupables", après avoir condamné "fermement les attaques", a déclaré la présidence dans un communiqué, mardi.
Les populations des régions du nord-ouest et du centre du Nigeria vivent dans la terreur des attaques des groupes jihadistes et des bandes criminelles qui pillent les villages et tuent ou enlèvent leurs habitants.
Depuis des années, une âpre compétition fait également rage entre éleveurs et agriculteurs sur ce territoire, les seconds accusant les premiers de saccager leurs terres avec leur bétail.
Avec AFP
