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Revolution RH 4.0 : l'automatisation des ressources "humaines"

Aux États-Unis, 75 % des entreprises utilisent des systèmes automatisés de tri des CV pour les aider à embaucher. Mais ce système est-il fiable ? Sur quels critères ces algorithmes éliminent-ils les candidats ? On en parle avec notre invité Joseph Fuller, professeur de management à la Harvard Business School. 

Logiciels de recrutement ou tri automatisé de CV, les employeurs du monde entier font de plus en plus appel au numérique pour les aider à embaucher des candidats. Cela inclut des tests de compétences à distance mais aussi des interviews téléphoniques par boîte vocale interactive. 

Les recruteurs se tournent également vers l'intelligence artificielle avec des algorithmes capables de scanner les CV à la recherche de mots-clés, pour ensuite décider d'éliminer ou de retenir des candidats. Un rapport de la Harvard Business School révèle, cependant, que ces techniques sont biaisées, dangereuses voire même contre productives, écartant de facto des millions de candidats qualifiés. Joseph Fuller, professeur de management à l'université d'Harvard, explique comment corriger ces biais cognitifs.

Notre expert tech Guillaume Grallet explique pourquoi nos systèmes d'intelligence artificielle reproduisent et exagèrent les biais humains et comment ces algorithmes ont dérapé par le passé, notamment avec le cas d'Amazon. Il y a trois ans, le géant tech américain a dû supprimer un outil de recrutement d'IA qu'il utilisait pour rechercher de nouveaux travailleurs qualifiés : le système avait appris par lui-même que les candidats masculins étaient préférables aux femmes.

Dans Test 24, trois objets connectés sont présentés. Ils ont été créés par Richard G. Odjardo, un entrepreneur manager de Initiative For Africa au Bénin. Il a également cocréé ASWorldTech à Cotonou.