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Le Royaume-Uni, confronté à une accélération de la pandémie de Covid-19, attribuée à une mutation du virus, a recensé 53 135 cas supplémentaires ces dernières vingt-quatre heures, un record. 

La pandémie de Covid-19 ne cesse de progresser au Royaume-Uni. Selon un dernier bilan du gouvernement britannique publié mardi 29 décembre, 53 135 cas supplémentaires ont été recensés en vingt-quatre heures, ce qui constitue un record.

Today (Tue 29 Dec) there were 53,135 new #COVID19 positive cases reported across the UK.

Read the response from Dr Susan Hopkins, Senior Medical Advisor for @PHE_uk, below. pic.twitter.com/iWFGEpqoYf

— Public Health England (@PHE_uk) December 29, 2020

Enregistrée malgré le reconfinement d'une grande partie de la population du Royaume-Uni ces derniers jours, cette augmentation porte le nombre total des cas enregistrés à 2 382 865 depuis le début de la pandémie, dont 71 567 ont été mortels (+ 414 annoncés mardi).

Le cri d'alarme des hôpitaux anglais

L'envolée des cas de nouveau coronavirus au Royaume-Uni a poussé, mardi, des représentants des services de santé à alerter sur la situation des hôpitaux. "Nous revoici au cœur de la tempête avec une deuxième vague de coronavirus balayant l'Europe et ce pays", a constaté le directeur général du service public de santé (NHS) pour l'Angleterre, Simon Stevens, dans une vidéo postée sur Twitter. 

Les services hospitaliers sont "très très chargés", a témoigné, mardi, Matthew Kershaw, responsable d'un hôpital à Croydon, au sud de Londres, évoquant sur la BBC un "moment difficile".

"Nombreux sont (les soignants) qui ont annulé leurs projets pour Noël, afin de se porter volontaires et faire des heures supplémentaires, mais la vérité c'est que nombreux sont ceux qui se trouvent à un point de rupture", a averti sur Twitter Samantha Batt-Rawden, médecin en soins intensifs et présidente de la Doctor's Association. Selon elle, des hôpitaux manquent d'oxygène, d'autres manquent de volontaires et des patients doivent être transportés à plus d'une centaine de kilomètres pour leur trouver une place.

NHS staff are at breaking point. They are trying to speak up about how bad things are on the frontline but are being shot down on Twitter. Today we learnt that we have more patients with COVID in hospital than ever before in the England. This is not a drill. Please believe us ???????? pic.twitter.com/2ADRik5jIS

— Dr Samantha Batt-Rawden (@sbattrawden) December 28, 2020

Alors que 40 % de la population anglaise, toute celle de l'Écosse continentale, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord ont consigne de rester chez eux, les appels se multiplient pour durcir encore les mesures en place, notamment en repoussant la rentrée scolaire.   

Le gouvernement britannique compte sur les vaccins pour se sortir de la crise. L'Autorité de réglementation sanitaire des médicaments (MHRA) doit donner dans les jours qui viennent son avis sur le vaccin mis au point par le laboratoire britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford. Elle a déjà autorisé celui de Pfizer/BioNTech, qui a été injecté à plus de 600 000 personnes depuis le 8 décembre.

Avec AFP