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Alors que de fortes réticences ont accueilli l'accord américano-colombien permettant à Washington d'utiliser sept bases militaires colombiennes, le président du Brésil a proposé à son homologue américain une réunion régionale à ce propos.

AFP -Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a proposé vendredi à son homologue américain Barack Obama de se réunir avec les pays sud-américains pour discuter de l'utilisation de bases militaires colombiennes par les Etats-Unis, a annoncé le chef de la diplomatie brésilienne Celso Amorim.

Le président américain "a déclaré qu'il allait envisager cette possibilité avec son équipe", a précisé M. Amorim.

Au cours d'un entretien téléphonique, le président Lula a également réaffirmé sa demande de garanties écrites sur le fait que les opérations américaines à partir des sept bases colombiennes ne déborderaient pas du territoire de la Colombie, a-t-il ajouté.

Il a aussi "réitéré qu'il respectait la souveraineté de la Colombie mais a souligné également qu'il existait une certaine sensibilité dans la région et que dans certains pays cette sensibilité était plus grande", selon M. Amorim.

Le Venezuela, l'Equateur et la Bolivie ont dénoncé une menace pour la stabilité régionale, Caracas allant jusqu'à geler ses relations diplomatiques avec son voisin colombien.

Au dernier sommet de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) à Quito le 10 août, le président brésilien avait déjà milité pour l'organisation d'une réunion avec toutes les parties concernées par cet accord.

Les membres de l'Unasur doivent se réunir vendredi prochain à Bariloche, en Argentine, pour un sommet extraordinaire sur le sujet.

La Maison Blanche a émis vendredi un communiqué laconique dans lequel elle fait part de la conversation entre les deux présidents, mais sans mentionner le dossier des bases militaires en Colombie. Elle se limite à dire que le président américain recevra son homologue brésilien à Pittsburg lors du prochain sommet du G20, fin septembre.

Les Etats-Unis affirment qu'ils comptent seulement utiliser les sept bases colombiennes, dans le cadre d'opérations contre le trafic de drogue et les guérillas.