Le "sabotage" au sein de Tesla, révélé il y a quelques jours, n'est pas resté sans suite : Elon Musk attaque désormais un dénommé Martin Tripp, qui a beaucoup de choses à dire sur l'entreprise.
Dimanche 17 juin, Elon Musk envoyait un mail un peu particulier à tout le personnel de son entreprise Tesla dans lequel il accusait un employé de "sabotage". Selon le PDG, l'individu en question aurait communiqué des données à une organisation tierce.
Depuis, Tesla a annoncé mercredi 20 juin avoir porté plainte contre l'ex-employé. Toute cette histoire aurait pu s'arrêter là, mais le même jour, un certain Martin Tripp a pris la parole. Cet ancien technicien de Tesla serait le "saboteur" présumé, mais il ne se voit pas comme tel. Interrogé par CNN, il a déclaré : "Je suis un lanceur d'alerte. Je n'ai pas piraté le système. Les données que je récoltais étaient si importantes que je devais aller en parler aux médias."
Et c'est justement dans les médias – notamment Business Insider – que Martin Tripp a décidé de dénoncer son ancien employeur. Selon lui, Tesla aurait produit "un nombre incalculable de déchêts lors de la fabrication de la Model 3", tous stockés à la Gigafactory au Nevada. Aussi, des batteries endommagées auraient été placées dans des voitures en circulation. Enfin, l'autoproclamé lanceur d'alerte accuse Elon Musk d'avoir menti à ses investisseurs quant au nombre de véhicules produits : il en aurait annoncé 2 200, alors que seulement 1 900 seraient prêts.
Si Tesla a immédiatement réfuté les accusations de Martin Tripp, Elon Musk en a profité pour s'exprimer à ce sujet via son moyen de communication préféré : Twitter. Il a ainsi déclaré que "les actions d'une poignée de mauvais éléments n'empêcheront pas Tesla d'atteindre ses objectifs".
There is more, but the actions of a few bad apples will not stop Tesla from reaching its goals. With 40,000 people, the worst 1 in 1000 will have issues. That’s still ~40 people.
— Elon Musk (@elonmusk) 20 juin 2018
Dans la plainte, Tesla accuse Martin Tripp d'avoir conçu un logiciel pour subtiliser des informations provenant de différents ordinateurs de l'entreprise. Ce à quoi l'homme a répondu : "Je ne suis pas si intelligent, je ne sais même pas coder, je n'ai pas la patience pour cela." Les avocats du constructeur automobile ont également indiqué que l'ex-employé aurait été vexé de ne pas avoir obtenu une promotion, d'où sa rebellion. "C'est une excuse banale", a rétorqué le principal interressé. "Je m'en fichait complètement."
Pour finir, Elon Musk et Martin Tripp auraient échangé plusieurs mails, depuis relayés par Business Insider. "Tu es un horrible être humain" ; "Non c'est toi." Bref, une conversation qui n'apporte pas grand chose à l'affaire, qui se terminera certainement devant les tribunaux du Nevada.
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