Elle fait partie de notre quotidien. Nous ne la remarquons pas, ou plus. Pourtant, chaque année, la pollution de l'air tue 7 millions de personnes. Face à cette menace, une prise de conscience mondiale émerge tandis que des plans de lutte se mettent en place. Moins de diesel et de voitures sur les routes, plus de transports en commun : les initiatives se multiplient… Mais si cette chasse à la pollution aggravait, en fait, le réchauffement climatique ?
Au cœur de ce paradoxe figurent les aérosols. Comme des miroirs, ces particules de pollution microscopiques qui flottent dans l’atmosphère ont des propriétés réfléchissantes. Elles renvoient les rayons du soleil vers l’espace et aident à refroidir la planète. Cette propriété s'avérerait parfaite si les aérosols, présents en excès, n’étaient pas dangereux pour nos poumons et notre cœur, comme c’est le cas aujourd’hui.
En réalité, les aérosols nous tuent à petit feu. Il faut donc nettoyer notre air de ces petits éléments qui le refroidissent. Au risque d'aggraver le réchauffement climatique et les effets catastrophiques qui lui sont associés.