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Au menu de cette revue de presse française, lundi 3 octobre, l’approbation par le PS des modalités de la primaire, les questions sur la candidature de François Hollande, les Français divisés sur l’accueil des réfugiés, et le combat des femmes, en Pologne et ailleurs.
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A la Une de la presse française, l’approbation par le parti socialiste, hier, des modalités de la primaire des 22 et 29 janvier prochains.
Les socialiste, qui avaient décidé d’organiser cette primaire en 18 juin dernier, sont enfin entrés dans le vif du sujet. «La gauche lève le flou», annonce 20 minutes, tout en floutant le visage d’un supposé candidat - car c’est toute la question: qui va se présenter, d’ici le 15 décembre, date limite pour le dépôt des candidatures? Si l’ex-ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé son entrée en lice, hier soi, un autre ancien membre du gouvernement, Emmanuel Macron, n’a toujours pas fait part de sa déclaration de candidature. D’après les Echos, certains proches de l’ex-ministre de l’Economie, qui doit présenter mardi à Strasbourg son premier «diagnostic» sur l’état du pays, plaideraient pour une candidature rapide, pour couper l’herbe sous le pied de François Hollande, tandis que d’autres préfèreraient attendre - attendre quoi, exactement, ça, on ne comprend pas très bien.
Une primaire en janvier - c’est autour de cette période que François Hollande devrait lui aussi se décider. Là encore, les avis divergent sur ce que le chef de l’Etat a l’intention de faire, et quand il pourrait le faire, certains parlant d’une annonce en janvier, d’autres en décembre. Si certains de ses amis assurent que sa candidature ne fait (presque) aucun doute, d’autres en revanche laissent planer le doute. La candidature de Hollande serait «incertaine», d’après la Croix – qui juge, du coup, que «la primaire du PS (est) dans le flou», mais estime que personne, à gauche, ne semble «s’imposer» face à Hollande. «Ils sont tous coincés: Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Emmanuel Macron et même Jean-Luc Mélenchon», explique le directeur de recherche au CNRS Gérard Grunberg, évoquant l’incapacité de chacun d’eux à rassembler largement, au-delà de leurs partisans et prédisant une candidature de François Hollande, «avec le soutien du centre du PS, de la gauche de Marine Aubry, et de personnalités comme la maire de Paris Anne Hidalgo, et l’ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira». Le chef de l’Etat peut réellement «renoncer» à se représenter? Question de l’Opinion, qui explique que «malgré la défaite annoncée, des raisons objectives poussent (effectivement) le chef de l’Etat à concourir», notamment « l’état de grande fragilité du PS », « profondément fracturé, miné par les haines recuites», et qui aurait «plus que jamais besoin, pour assurer sa survie à court terme, d’un candidat qui étouffe ses dissensions».
François Hollande qui a accéléré la prise en charge des migrants de Calais par les communes. Si certaines d’entre elles tentent d’accueillir au mieux les demandeurs d’asile, d’autres manifestent, parfois avec beaucoup de véhémence, leur refus de les recevoir. Libération raconte son «voyage dans un pays déchiré» - «deux France», celle «qui accueille», et celle «qui rejette». Mais à laquelle de ces «deux France» la petite ville d’Allex, dans le sud-est, appartient-elle? Dans une interview accordée au Parisien, son maire, sans étiquette, raconte avoir tenté d’organiser un référendum local, pour demander à ses administrés s’ils étaient d’accord pour recevoir une cinquantaine de migrants venus de Calais. Un référendum jugé illégal par le tribunal administratif, ce qu’il regrette: «laisser les gens s’exprimer aurai permis d’apaiser la situation», assure-t-il. Les habitants, eux, sont partagés. Certains disent être en colère contre le fait d’avoir été mis devant le fait accompli. «C’est dommage de mettre (les réfugiés) dehors, mais c’est impossible de recevoir tout le monde», dit l’un, «cinquante réfugiés, c’est que dalle, il n’y a rien de grave», dit un autre.
On termine cette revue de presse en Pologne, où plusieurs milliers de salariées ont décidé de faire grève et de se vêtir de noir pour protester contre le projet d’interdire l’avortement dans leur pays. D’après Libération, cette idée d’une grève des femmes a été lancée la semaine dernière par l’actrice Krystyna Janda, qui se serait inspirée d’un cas similaire en Islande en 1975. Pour réclamer l’égalité, les femmes avaient alors arrêté de travailler et cessé de faire la moindre tâche domestique. Quarante ans après, beaucoup de choses restent à faire, comme en témoigne la campagne lancée aujourd’hui en France par la CGT, qui dit souhaiter en finir avec le «plafond de mère», qui bloquerait les femmes dans leur vie célèbre, à l’image du «plafond de verre». «La différence de salaire entre les hommes et les femmes à plein-temps est de 21 %, rappelle l’Humanité, et ces dernières sont deux fois plus victimes de burn-out. Au travail quotidien, elles ajoutent généralement la gestion de la vie familiale. Mini-salaires, maxi-journées. Double peine», dénonce l’Humanité.
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