
Un membre de la Brigade des Géants du Sud, également connue sous le nom d'Al-Amaliqa, garde un poste de contrôle à Aden le 7 janvier 2026. © Saleh al-Obeidi, AFP
Les séparatistes yéménites ont accusé, mercredi 7 janvier, l'Arabie saoudite de détenir "arbitrairement" une délégation de hauts responsables, partie à Riyad pour des pourparlers visant à mettre fin au conflit en cours avec les factions gouvernementales.
"Plus de 50 responsables du Conseil de transition du sud (STC - séparatiste) ont été arbitrairement détenus et emmenés dans un lieu inconnu par les Saoudiens. Nous demandons leur libération immédiate et tenons l'Arabie saoudite responsable de leur sécurité" indique un communiqué du mouvement.
Le porte-parole du STC, Anwar al-Tamimi, avait auparavant déclaré à l'AFP que le contact avait été perdu avec la délégation partie dans la nuit, sans le chef du STC, Aidarous al-Zoubaidi.
Des témoins ont vu le groupe monter à bord d'un bus noir à l'aéroport de Riyad, avait ensuite indiqué Amr Al Bidh, haut responsable du STC, lors d'une vidéoconférence avec des journalistes.
La délégation comprend, selon lui, "le ministre de la Défense, plusieurs ministres et des membres de la direction du STC". "Nous avons essayé de les contacter à plusieurs reprises, mais sans succès", a-t-il ajouté.
L'AFP n'a pas pu joindre le ministère saoudien des Affaires étrangères pour des commentaires.
La délégation s'est rendue à Riyad à la demande du royaume, après qu'une offensive menée par les séparatistes soutenus par les Émirats arabes unis a été repoussée par les avions de combat saoudiens et les forces terrestres yéménites pro-saoudiennes.
Après le refus du chef du STC de faire le voyage, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite – formée au départ en 2015 pour combattre les rebelles houthis du Yémen – a mené mercredi des frappes aériennes sur sa province d'origine, tuant sept personnes selon des sources hospitalières.
L'un des membres de la délégation a écrit sur X qu'il s'apprêtait à participer aux discussions à Riyad "dans une atmosphère positive", mais ce message n'est pas considéré comme une "communication légitime", a encore indiqué Amr Al Bidh.
Avec AFP
