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Emmanuel Macron exhorte Donald Trump et Benjamin Netanyahu à préserver le Liban
Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu mercredi avec son homoloque américain, Donald Trump, et avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qu'il a appelé "à préserver l'intégrité territoriale du Liban et à s'abstenir d'une offensive terrestre".
Le président français Emmanuel Macron, lors d'un discours à la base navale de l'île Longue à Crozon (Finistère), le lundi 2 mars 2026. © Yoan Vala, AP

Emmanuel Macron a plaidé, mercredi 4 mars, en faveur du Liban auprès du président américain, Donald Trump, ainsi que du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Il a notamment exhorté celui-ci à "préserver l'intégrité territoriale du Liban et à s'abstenir d'une offensive terrestre".

Dans un message sur X relatant ses conversations avec Benjamin Netanyahu, mais aussi avec le président libanais, Joseph Aoun, et le Premier ministre du pays du Cèdre, Nawaf Salam, Emmanuel Macron dit également avoir "réaffirmé la nécessité que le Hezbollah cesse immédiatement ses attaques contre Israël et au-delà".

Emmanuel Macron exhorte Donald Trump et Benjamin Netanyahu à préserver le Liban
Dans un post sur X, Emmanuel Macron dit s'être entretenu avec Benjamin Netanyahu au sujet de la situation au Liban. © X, capture d'écran France 24

"Cette stratégie d'escalade constitue une faute majeure qui met en péril l'ensemble de la région", a jugé le chef de l'État français.

Paris s'engage à "soutenir" les population déplacées

L'entourage d'Emmanuel Macron a par ailleurs fait savoir qu'il avait également échangé avec Donald Trump mercredi soir et qu'il avait "alerté" le président américain "sur la situation au Liban, à laquelle la France demeure très attentive".

"Le président Trump a contacté le président de la République ce soir pour l'informer de l'état des opérations militaires menées par les États-Unis en Iran", a précisé l'entourage du président français.

À ses interlocuteurs libanais, le président français a promis que "la France prendra des initiatives immédiates pour soutenir les populations libanaises déplacées" face à "l'urgence humanitaire dans le sud du Liban" depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient lancée par Israël et les États-Unis.

Il a assuré que la France poursuivrait également "son soutien aux efforts des Forces armées libanaises, afin qu'elles puissent assumer pleinement leurs missions de souveraineté et mettent un terme à la menace posée par le Hezbollah".

La discussion entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu était leur première depuis le début de l'été 2025. Leurs relations avaient en effet pâti d'une brouille au mois d'août, lorsque la France avait annoncé son intention de reconnaître l'État de Palestine.

Le chef du gouvernement israélien avait alors accusé Emmanuel Macron "d'alimenter le feu antisémite" en France.

Dans un échange de lettres acerbe, Emmanuel Macron lui avait alors reproché "d'offenser la France toute entière" et l'avait "solennellement" appelé à sortir de sa "fuite en avant meurtrière" dans la guerre à Gaza.

La "responsabilité première" de l'Iran

Dans son message sur X, le président français se limite à évoquer la situation au Liban, qu'il juge "très préoccupante". Il ne dit pas s'il a discuté avec Benjamin Netanyahu de l'Iran, où Israël et les États-Unis mènent, depuis dimanche, une offensive militaire massive.

L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué, mercredi, avoir déployé des soldats, avec des unités "de l'infanterie, des blindés et du génie", "sur plusieurs positions" du sud du Liban.

Le Hezbollah a de son côté affirmé que ses combattants étaient engagés dans des affrontements "directs" avec des soldats israéliens entrés dans la ville libanaise de Khiam, à 6 km de la frontière avec Israël

Mardi, lors d'une allocation solennelle, Emmanuel Macron avait dénoncé la "responsabilité première" de l'Iran dans la guerre, notamment à cause de son "programme nucléaire dangereux", mais estimé que les opérations militaires américano-israélienne se déroulaient "en dehors du droit international".

Avec AFP