
Des habitants se tiennent devant un hôtel endommagé par une frappe aérienne israélienne à Hazmieh, à l'est de Beyrouth, au Liban, le 4 mars 2026. © Hussein Malla, AP
Le Liban continue d'être ciblé par Israël. Au moins 11 personnes ont été tuées, mercredi 4 mars, dans des frappes israéliennes au sud de Beyrouth et à Baalbek, ont rapporté le ministère de la Santé et un média d'État. Au cinquième jour de la guerre au Moyen-Orient, le Liban fait état de plus de 50 morts et des centaines de blessés.
Le Liban a été entraîné lundi dans la guerre régionale après une première attaque contre Israël par le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui affirmait vouloir "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei dans l'opération américano-israélienne contre l'Iran.
Au sud de la capitale libanaise, des "attaques de l'ennemi israélien contre les régions d'Aramoun et de Saadiyat" ont fait six morts et huit blessés "selon un bilan préliminaire", a annoncé le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.
Sur des images de l'AFP prises à Aramoun, des véhicules de secours sont regroupés, de nuit, tandis que des secouristes transportent une civière.

Dans l'est du Liban, dans la ville à majorité chiite de Baalbek, cinq personnes ont été tuées et 15 autres blessées mercredi dans une frappe israélienne contre un immeuble de quatre étages, a rapporté l'Agence nationale d'information (Ani). Des opérations sont en cours au niveau des décombres pour retrouver trois personnes encore portées disparues, a indiqué cette agence de presse officielle.
Par ailleurs, à Hazmieh, dans la banlieue sud-est de Beyrouth, une frappe aérienne israélienne a ciblé "un hôtel" et des ambulances ont été dépêchées sur place, a rapporté l'Agence nationale d'information (Ani) sans faire état de victimes.
58 000 déplacés au Liban
L'armée israélienne a appelé mercredi matin 13 villes et villages du sud du Liban à évacuer "immédiatement" avant des frappes contre le Hezbollah, par la voix de son porte-parole arabophone, Avichay Adraee, sur X. Une annonce similaire avait été faite plus tôt pour 16 autres localités méridionales.
Le mouvement pro-iranien avait procédé mardi à une série de frappes contre Israël, affirmant avoir visé notamment la base navale de Haïfa (nord), en riposte aux frappes israéliennes contre son bastion en banlieue sud de Beyrouth.
Depuis lundi, au moins 50 personnes ont été tuées et 335 autres blessées dans les frappes israéliennes au Liban, avait annoncé le ministère de la Santé avant les frappes de la nuit.
Trois secouristes ont été tués alors qu'ils portaient assistance "à des personnes blessées dans des explosions dans le district de Tyr" (sud), selon le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur X. "Les parties belligérantes doivent respecter le droit international humanitaire et protéger les professionnels de santé", a-t-il rappelé.
Selon les autorités libanaises, la guerre a déjà entraîné le déplacement de plus de 58 000 personnes dans le pays.
L'armée israélienne a indiqué qu'elle frapperait le Hezbollah jusqu'à son désarmement.
Avec AFP
