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Kuznetsova bat Safina et remporte la finale

La Russe Svetlana Kuznetsova a décroché son deuxième titre du Grand Chelem en battant Dinara Safina (6-4 6-2). La tête de série numéro 7 remporte Roland-Garros pour la première fois de sa carrière.

Après 1h14 de jeu et deux petits sets, la Russe Svetlana Kuznetsova s'est offert son deuxième titre du Grand Chelem, le premier était l’US Open en 2004. Sa célébration de la victoire est restée discrète par respect pour son adversaire du jour, Dinara Safina, qu’elle connaît trop bien pour ne pas l’enfoncer encore un peu plus dans son malheur. La petite soeur de Marat Safin était en effet la grande favorite de cette finale qui lui passe une fois de plus sous le nez. A chaud, la toute nouvelle tenante du titre, livre ses premières impressions de cette victoire. Extrait de la conférence de presse.



 

Qu’en est-il de vos émotions ? Je suppose que vous êtes très heureuse ?

Svetlana Kuznetsova : Pour l’instant, je ne sais pas encore ce qui s’est passé. Je suis arrivée sur le terrain, j’ai joué le match comme les autres matchs, le premier comme le dernier. J’ai fait de mon mieux. Il y avait beaucoup d’émotions en moi que j’ai réussi à contrôler. Il s’est passé beaucoup de choses pendant cette finale que j’ai finalement gagnée.


Pensez-vous que Dinara avait des problèmes avec son service ? Avait-elle plus de pression parce qu’elle était numéro un ?

S. K. : Je ne sais pas, je ne veux pas parler en son nom. Elle est incroyable, elle travaille d’arrache-pied. Un jour, elle va réussir ici. Je la respecte énormément. Elle joue avec trop de pression sur elle. Je joue pour m’amuser et pour prendre du plaisir. Elle travaille très dur, elle mérite d’être numéro un.



Cela a été difficile après l’US Open pour vous? Comment êtes-vous passée du plus bas au plus haut ?

S. K. : Cela a été difficile pour moi, notamment, je crois, l’année dernière, dans les tournois précédant l’Open français. À un moment, j’avais perdu à Rome puis à Moscou aussi, les gens n’étaient pas contents. Je me suis dit : «Je ne veux plus recommencer, je ne veux plus aller en Espagne [où Svetlana s’entraîne depuis l’âge de 13 ans, NDLR]». J’avais dit que j’allais arrêter le tennis mais je ne l’ai pas fait. J’ai continué à jouer. J’ai dit à Marat que je ne voulais peut-être plus jouer et il m’a dit : « Tu es folle, tu dois continuer à jouer». J’ai pris la décision de quitter l’Espagne. C’était le pire moment de ma carrière.



C’est un titre qui compte vraiment pour vous, est-ce un symbole ?

S. K. :  Oui. Ce n’est pas de la chance ; deux trophées de Grand Chelem, c’est énorme pour moi ! Je n’arrive pas encore à exprimer toutes mes émotions mais je vais les partager avec mes proches.