
Lors de sa visite historique à Téhéran, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a annoncé que François Hollande invitait en France son homologue iranien Hassan Rohani au mois de novembre.
François Hollande a invité son homologue iranien Hassan Rohani à se rendre en France au mois de novembre, a annoncé mercredi 29 juillet le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, lors d'une visite à Téhéran.
"J'apporte une lettre une lettre d'invitation de François Hollande, le président de mon pays, à Hassan Rohani, le président d'Iran, à se rendre en France, s'il le veut bien, en novembre", a déclaré le ministre français, selon l'agence de presse iranienne Isna.
Laurent Fabius, qui fait les frais d’une image contrastée en Iran, à cause de la fermeté de Paris sur le dossier nucléaire, s'exprimait après une rencontre avec son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif. Il a ensuite rencontré Hassan Rohani, moins de quinze jours après la conclusion de l'accord historique sur le nucléaire iranien.
Au cours de cette visite éclair, la première d'un ministre des Affaires étrangères français depuis celle de Dominique de Villepin en 2003, Laurent Fabius a amorcé une relance des relations bilatérales. "L’accueil des autorités était extrêmement chaleureux, j’ai vu le président de la République, quatre ministres et tous m’ont tenu le même discours: on veut travailler avec la France", a-t-il déclaré sur France 2 au terme de son court séjour.
Les échanges commerciaux entre Paris et Téhéran ont fondu en dix ans, passant de 3,7 milliards d'euros à 550 millions d'euros, et, une fois les sanctions levées, Paris espère désormais retrouver son rang malgré la concurrence chinoise et américaine. Laurent Fabius a déclaré qu’une délégation de chefs d'entreprises français était attendue fin septembre à Téhéran.
"Cette visite est l'occasion pour l'Iran et la France de relancer leurs relations dans toute une série de domaines (...) notamment dans le domaine économique car il y a beaucoup de choses à faire ensemble", avait-t-il déclaré avant d’arriver à Téhéran.
Avec Reuters et AFP