
Au moins 23 personnes ont été massacrées dans la nuit de mardi à mercredi dans le Nord-Kivu, à l'est de la RD Congo, a indiqué une source militaire. La région avait été le théâtre de plusieurs massacres similaires fin 2014, faisant 260 morts.
Après quelques semaines de calme relatif, les massacres ont repris au Nord-Kivu. Au moins 23 personnes ont été tuées à l'arme blanche dans la nuit de mardi à mercredi 4 février dans cette région à l'est de la République démocratique du Congo (RD Congo), déjà endeuillée fin 2014 par plusieurs massacres attribués à des rebelles ougandais, selon un officier supérieur de l'armée .
"Nous avons décompté 23 morts et il y a un blessé", a déclaré à l'AFP un officier supérieur de l'armée joint par téléphone de Goma, la capitale du Nord-Kivu, alors qu'il se trouvait sur les lieux du crime. "Les victimes ont été tuées à coups de machette", a-t-il précisé.
La Mission de l'ONU au Congo (Monusco) a confirmé sur Twitter que des "assaillants se sont attaqués à la machette aux populations civiles" à Beni, sans donner un bilan précis des victimes.
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Il s'agit du premier massacre signalé dans la région de Beni depuis la reprise, le 13 décembre, d'une offensive conjointe de l'armée et de la Monusco contre les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Ces derniers ont subi de lourdes pertes au premier semestre 2014 sous le coup d'une offensive de l'armée congolaise à laquelle la Monusco était venue prêter main forte. Profitant d'un relâchement de ces opérations à la fin du mois d'août, la rébellion avait repris l'initiative.
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D'octobre à décembre, la région de Beni avait déjà été le théâtre d'une série de massacres imputés à ces rebelles musulmans et présents en RD Congo depuis 1995. Ces attaques, qui ont coûté la vie à plus de 260 civils, avaient été essentiellement perpétrées à l'arme blanche (machettes, haches, houes).
La reprise de l'offensive par l'armée et la Monusco en décembre a contribué à ramener le calme mais le couvre-feu imposé chaque soir à la ville de Beni a été levé le 23 janvier. Et selon un observateur militaire international, "on n'entend plus beaucoup parler de l'opération [militaire contre les ADF] ces temps-ci".
Avec AFP