logo

Le Sri Lanka mis en garde

Dans la revue de presse internationale, ce vendredi, le Sri Lanka pointé du doigt pour ses atteintes aux droits de l'homme, alors que s'ouvre le sommet du Commenwealth à Colombo; une star du cricket à la retraite et la généalogie du conte, le Petit chaperon rouge.

Ce matin, beaucoup de journaux s’intéressent au sommet du Commonwealth qui commence ce vendredi à Colombo, au Sri Lanka. Le Commonwealth, c’est cette organisation qui regroupe 53 pays, tous d’anciennes colonies britanniques. Il y a là le Canada, l’Australie, l’Inde, le Pakistan et aussi donc, le Sri Lanka. Et si on en parle autant cette année, c’est justement à cause du Sri Lanka. Le Premier ministre indien, nous apprend le quotidien Hindu, a décidé de boycotter l’événement pour protester contre les atteintes des droits de l’homme dans le pays. Et lors d’une visite en Inde juste avant le sommet, David Cameron a été missionné par le gouvernement indien d’aborder la question des droits de l’homme, poursuit le quotidien indien.

On a beaucoup parlé du Sri Lanka en 2009, lorsque les troupes gouvernementales ont maté la rébellion Tamouls, après 29 ans de conflit. Une victoire, accompagnée à l’époque, nous dit le Guardian, de nombreuses atteintes aux droits de l’homme. Selon l’ONU, entre 40 et 70 000 civils ont été tués par l’armée. Et depuis 4 ans, les exactions continuent. Selon le journal, il y a eu récemment des purges ethniques. Et au-delà du conflit entre le gouvernement et les Tamouls, des musulmans ont été attaqués par des extrémistes bouddhistes.

Le président sri-lankais est mis en cause par toute une partie de la presse internationale. Il s'appelle Mahinda Rajapaksa. Il est considéré comme celui qui a mis fin à la guerre. Mais The Independent pose la question : "Héro ou criminel de guerre ?". A l’époque Rajapaksa affirmait avoir gagné la guerre avec "les armes dans une main, et la Charte des droits de l’homme dans l’autre". Or, l’ONU et de nombreuses ONG aujourd’hui affirment que les atteintes aux droits de l’homme (viols de masse, meurtres) étaient très nombreuses dans les derniers jours de la guerre, et le sont toujours aujourd’hui. De plus, le quotidien britannique souligne que des soupçons de népotisme et de corruption pèsent sur le président.

Finalement, nous demande le Wall Street Journal, les Etats membres du Commenwealth doivent saisir l’occasion de ce sommet pour pointer du doigt ces atteintes aux droits de l’homme et mettre la pression sur ce président de plus en plus autoritaire.

Autre sujet, ces révélations de cas de viols au sein de la communauté bouddhiste américaine. C’est à lire sur The Daily Beast qui publie les extraits d’un livre de Mark Oppenheimer, célèbre éditorialiste du New York Times. On y apprend que de nombreux professeurs de religion d’une communauté dite Zen à New York ont abusé d’étudiants et que les instances communautaires étaient au courant depuis des années mais ce sont tues. Le journaliste parvient même à recueillir les confessions du leader de la communauté d’étude Zen de New York. Cela rappelle évidemment l’église catholique avec une différence notable : les victimes, dans ce cas, étaient toutes majeures. Pas de pédophilie donc. (même si évidemment, cela n’excuse rien).

Un sujet, plus léger à présent à lire dans The Independent. Selon une étude scientifique très sérieuse, le conte du Petit Chaperon rouge a été racontée dans différentes versions depuis le 1er siècle de notre ère (au plus tôt) et dans la plupart des civilisations. Il y a donc plusieurs versions européennes (Charles Perrault, les Frères Grimm), mais aussi africaine ou chinoise. En tout, les chercheurs de l’université de Durham ont trouvé 72 versions différentes de ce contes. Cette étude permet, selon les scientifiques d’en apprendre plus sur les communications entre civilisations. D’où le titre de l’article : "Grand-mère quel grand arbre généalogique vous avez ?"

On termine avec un restaurant un peu particulier à Pittsburg, en Pennsylvanie, dont il est question sur Slate. Son nom, c’est conflict Kitchen. Littéralement : Cuisine des conflits. Et le principe est simple : ici on ne sert que des plats de pays en guerre ou considérés par les Américains comme en conflits. Actuellement on y mange cubain. Bientôt, les spécialités de Corée du Nord seront à l’honneur. Espérons donc qu’ils ne serviront jamais de mets français.