
La secte Boko Haram nie toute implication dans le double meurtre perpétré jeudi dernier contre deux otages - l'un italien, l'autre britannique. Depuis des mois, le groupe islamiste multiplie attaques et attentats sanglants dans le pays.
AFP - Le groupe islamiste Boko Haram au Nigeria a nié vendredi toute implication dans le rapt des otages italien et britannique tués jeudi lors d'un raid visant à les libérer, démentant une accusation du président nigérian Goodluck Jonathan.
"Nous ne sommes pas derrière la prise d'otage (...) qui a conduit à l'opération militaire d'hier à Sokoto au cours de laquelle les otages ont été tués", a déclaré un porte-parole présumé des islamistes lors d'une conférence de presse par téléphone.
"Nous n'avons jamais été impliqués dans des prises d'otage, cela n'est pas notre style et nous ne demandons jamais de rançon", a poursuivi le porte-parole se présentant sous le pseudonyme Abul Qaqa.
"Les allégations selon lesquelles les preneurs d'otage étaient des membres de notre groupe sont donc ridicules", a poursuivi le porte-parole de ce groupe qui multiplie depuis des mois attaques et attentats sanglants au Nigeria.
Jeudi matin, les forces de sécurité nigérianes, avec un appui des Britanniques, ont mené une opération contre une maison à Sokoto, dans l'extrême nord-ouest, où étaient détenus les deux otages enlevés en mai 2011.
Christopher McManus, citoyen britannique de 28 ans, et Franco Lamolinara, un Italien de 48 ans, tous deux ingénieurs, ont été tués.
Le chef de l'Etat nigérian avait affirmé jeudi soir que les ravisseurs appartenaient à Boko Haram.
"Le gouvernement nigérian ferait mieux de revoir ses informations et trouver la véritable indetité des kidnappeurs. Ils ne devraient pas se servir de nous pour dissimuler leur incompétence", a encore déclaré Abul Qaqa.