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Presse française, JEUDI 30 JUIN. Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, libres, après 547 jours de captivité. A voir aussi : La polémique autour de leur prise d’otage, oubliée par la presse…Et enfin : François Baroin, grand vainqueur du remaniement…

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      « Enfin », le mot revient sans cesse sur les premières pages des journaux français. Enfin, parce 547 jours c’est long… C’est par exemple à la une de L’Humanité.
Une libération d’autant plus attendu que c’était la captivité la plus longue depuis 25 ans et les otages enlevés au Liban.
Les journaux décrivent l’émotion et la joie de tous ceux qui se mobilisaient hier pour rappeler que cela faisait 18 mois, un an et demi exactement qu’ils étaient retenus en Afghanistan, avec leurs trois accompagnateurs !
D’autant que leurs proches ne s’y attendaient pas.
Les quotidiens le soulignent ce matin, citant les proches des deux journalistes et les membres du comité de soutien comme par exemple Florence Aubenas, la présidente de ce comité "On est venus à 14h00 avec nos mouchoirs, on repart maintenant avec le sourire ! ".
« Enfin », c’est également le mot choisi par Libération qui titre Enfin libérés.
Même titre pour le journal gratuit Métro.
Métro qui publie la photo des deux hommes lors de leur détention. C’est une image extraite de la vidéo diffusée le 11 avril 2010. Ils y apparaissent fatigués, amaigris, lisant un texte et demandant aux autorités françaises d'accéder aux demandes des ravisseurs. A la suite de cette vidéo, l'identité des deux journalistes, jusque-là tenue secrète, avait été révélée par France Télévisions. Puisqu’au départ, le gouvernement avait appelé la discrétion voire au secret en affirmant que plus on parlait des otages plus cela faisait monter les enchères.
« Enfin » c’est le mot du jour. Et puis bien sûr « Libres »… C’est ce mot qui s’affiche en grosses lettres à la une de 20 minutes et du Parisien. Les journaux reviennent sur les coulisses de leur libération dans la vallée de la Kapissa où ils seraient restés toute leur captivité. Les preneurs d’otages auraient obtenu satisfaction de toutes leurs revendications…Sans qu’on sache vraiment ce que cela signifie.
La Croix tempère la bonne nouvelle en titrant Guesquière et Taponier enfin libres
Mais il reste 9 otages à travers le monde… Quatre salariés d’Areva sont retenus au Niger, un agent des services de renseignement en Somalie, trois humanitaires au Yémen et Gilad Shalit depuis 5 ans.
Ce matin les journaux veulent parler de la joie, du soulagement, du bonheur… Tout ca reste très consensuel…Et pourtant cette affaire avait commencé dans la polémique. Les deux journalistes ont été enlevés en octobre 2009 mais les premiers mois, toute la presse est restée très discrète sur cette affaire à la demande des autorités. En janvier 2010 les membres du gouvernement avaient critiqué les deux journalistes affirmant qu’ils avaient pris trop de risque et que leur enlèvement entraînait un coût tout à fait considérable : ce sont les mots de Claude Guéant alors secrétaire général de l’Elysée. Bernard Kouchner alors ministre des Affaires étrangères « glisse que Nicolas Sarkozy est furax et qu’il a parlé d’imprudence vraiment coupable ». C’est ce que rappelle Libération dans son article « France Télévisions entre joie et rancune »
Mais ce matin dans la presse, on oublie presque ces évènements… L’heure est aux réjouissances pas au règlement de compte. Cela viendra sans doute après.
      Egalement à la une de la presse française, le remaniement ministériel… Après le départ de Christine Lagarde, l’Elysée a du redistribuer les cartes. Et Le Figaro en fait sa une, reléguant Hervé Guesquiere et Stéphane Taponier dans le coin gauche, sur une toute petite vignette et titrant sobrement Sarkozy fait monter les quadras. « L’Elysée et Matignon ont décidé de laisser monter la jeune garde…des chiraquiens nous » dit Le Figaro. Principal promu : François Baroin qui passe de secrétaire d’Etat au Budget à Ministre de l’Economie. Il avait dit que s’il n’obtenait pas le poste, il quitterait le gouvernement. Un chantage qui a fonctionné. « Fillon et Sarkozy ont finalement cédé à l’impérieux désir de Baroin parce qu’il ont bien vu qu’ils pouvaient l’un et l’autre désunir les mousquetaires et affaiblir Jean-François Copé. » écrit le quotidien. Le calcul est donc politique. Comme toujours en ligne de mire : la présidentielle. Autre gagnante de ce remaniement : Valérie Pécresse qui passe de l’enseignement supérieur au Budget. C’est ce que nous disentLes Echos. Le quotidien économique revient surles pressions exercées par François Baroin pour obtenir le poste. Et cite un ministre « Celui qui s’est le plus roulé par terre a eu gain de cause »
Les liens soulignés renvoient, lorsque cela est possible, vers les articles cités, mais certains journaux offrent à leurs lecteurs un contenu web différent du contenu papier. NB : Cette page n’est ni un blog, ni un article, mais un aperçu du travail de préparation de la chronique vidéo ci-dessus.
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