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Objet de toutes les railleries, le site France.fr est finalement en ligne

Indisponible depuis son lancement avorté le 14 juillet, le site Internet officiel de la France a finalement été relancé ce lundi. Un accouchement dans la douleur qui suscite les commentaires acerbes de certains internautes.

Mieux vaut tard que jamais pour le site Internet officiel de la France. Le portail tricolore www.france.fr est de nouveau disponible ce lundi, plus d’un mois après son premier lancement avorté... le 14 juillet, jour de la Fête nationale. Destiné à "promouvoir l’image, les valeurs et les spécificités de la France dans le monde", le site a surtout été un sujet de moqueries pour de nombreux internautes à travers le monde.

Le blog de Techcrunch, qui analyse et commente les nouveautés du Web, ne s’est ainsi pas privé de railler le site pendant sa convalescence.

Depuis ce matin, le ton y est à peine moins ironique, un des ses auteurs écrivant : “Après m’être frotté les yeux pendant deux minutes et avoir frappé ma tête contre le mur à plusieurs reprises, j’ai regardé à nouveau et, oui, il y a bien un site Internet en ligne quand on tape cette adresse".

Sur Twitter, des internautes français ne sont pas tendres non plus avec le site officiel de leur mère patrie. Après s’être moqués de l’amateurisme des concepteurs, incapables de mettre en ligne un site à la date indiquée, certains critiquent désormais son contenu, jugé "creux" et " vite expédié". Un autre utilisateur du réseau social lance même un concours : "À votre avis le site France.fr va rester combien de temps en ligne avant d'être HS [hors service] ou hacké [piraté] ?"

Doté d’un budget de 1,6 million d’euros, France.fr doit fournir des contenus produits par son éditeur, le Service d’information du gouvernement (SIG), ainsi que par des partenaires, dont le site Internet de France 24. Son objectif est de donner des informations pratiques, concernant notamment le tourisme et le travail dans l'Hexagone.

Ouvert en grande pompe le 13 juillet peu avant minuit, le portail, disponible en cinq langues, avait connu ses premiers dysfonctionnements dès le lendemain matin. Sous le feu des critiques, le SIG avait alors décidé de fermer le site. Le deuxième lancement s'est voulu plus sobre et plus discret. "Quand on est en phase de relance, il faut rester prudent", a indiqué le président du SIG, Thierry Saussez.

Tags: Internet, France,