
Un agent fédéral braquant son arme sur des activistes anti-Ice, à Minneapolis le 3 février 2026. © Ryan Murphy, AP
Tom Homan, le "tsar des frontières" de Donald Trump, a annoncé, mercredi 4 février, le retrait de 700 policiers de l'immigration tout en promettant qu'il resterait sur place tant que "tout ne serait pas terminé" dans cette ville du nord des États-Unis, où deux manifestants anti-ICE ont été abattus en janvier par des agents fédéraux.
"Nous n'avons jamais eu ce genre de coopération à ce niveau" avec les autorités locales, s'est également félicité Tom Homan lors d'une conférence de presse.
Il n'a pas précisé s'il s'agissait d'un retrait de la seule ville de Minneapolis ou de l'État du Minnesota plus généralement.

Depuis des semaines, des milliers de policiers fédéraux, dont des agents armés et souvent masqués, multiplient les descentes dans la région de Minneapolis pour arrêter les personnes sans-papiers, objectif prioritaire du président américain.
"Nous avons fait des progrès significatifs", a ajouté Tom Homan, affirmant que les agents fédéraux avaient arrêté 139 personnes condamnées pour agression, 87 délinquants sexuels ainsi que 28 membres de gangs.
Leurs méthodes jugées brutales, ainsi que la mort de Renee Good et Alex Pretti, deux manifestants qui s'opposaient à leur présence, tués par balles par des agents fédéraux à Minneapolis, ont provoqué une vive émotion dans le pays.
Avec AFP
