
Funérailles des victimes tuées dans une frappe militaire israélienne, organisées à l'hôpital Nasser à Khan Younis, le 4 février 2026. © Abdel Kareem Hana, AP
Les tirs de chars israéliens et des frappes aériennes ont fait 21 morts, dont six enfants, a indiqué, mercredi 4 février, le ministère de la Santé de Gaza, dépendant du Hamas, dans une nouvelle violation du fragile cessez-le-feu dans le territoire palestinien.
Dans le nord, 14 morts et des dizaines de blessés ont été transportés à l'hôpital al-Chifa de Gaza-ville, a déclaré son directeur, Mohammed Abu Salmiya, qui a dénoncé "une situation extrêmement difficile dans les hôpitaux du territoire, en raison des graves pénuries de médicaments et d'équipements".
Trois autres corps ont été transportés à l'hôpital Nasser de Khan Younès après des frappes qui ont touché des tentes et des maisons dans ce secteur du sud de Gaza, selon la Défense civile.
De son côté, l'armée israélienne a affirmé avoir mené des "frappes précises" avec l'aviation et des blindés, après que des "terroristes ont ouvert le feu" sur les soldats et blessé grièvement un officier.
Selon elle, l'incident s'est produit dans le nord de la bande de Gaza, près de la Ligne jaune, qui marque le retrait israélien d'environ la moitié du territoire aux termes de la première phase du plan de Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre.
Le 31 janvier, des frappes israéliennes avaient fait 32 morts, selon la Défense civile, lors de l'une des journées les plus meurtrières depuis le début de la trêve. L'armée israélienne avait affirmé avoir riposté à des violations du cessez-le-feu.
Trêve précaire
Dans ce contexte de trêve très précaire et sous forte pression américaine, Israël avait accepté de rouvrir très partiellement lundi le passage de Rafah, seul accès au monde extérieur pour le territoire assiégé par Israël depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023.
Cette réouverture a permis jusqu'à présent le passage de quelques dizaines de Palestiniens de Gaza dans les deux sens, essentiellement des malades ou blessés évacués vers l'Égypte, accompagnés de leurs proches, ou des habitants de retour après avoir reçu des soins.
Le passage de Rafah, fermé depuis que l'armée israélienne en avait pris le contrôle du côté palestinien en mai 2024, devait rouvrir, aux termes du plan Trump, une fois les derniers otages retenus à Gaza libérés.
Les autorités israéliennes n'ont accepté pour l'heure qu'un passage très limité, sous des conditions très strictes, pour les habitants du territoire souhaitant rentrer d'Egypte, mais pas l'ouverture totale réclamée par les organisations humanitaires pour permettre une entrée massive de l'aide internationale.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, au moins 523 personnes ont été tuées par des frappes israéliennes depuis le 10 octobre, tandis que l'armée israélienne a annoncé avoir perdu quatre soldats.
Avec AFP et Reuters
