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Ligue des champions : Liverpool terrasse Galatasaray et donne rendez-vous au PSG en quarts
Un Liverpool de "Gala" va affronter le PSG en quarts de finale de la Ligue des champions. Grâce notamment à un Mohamed Salah des grands soirs, les Reds ont écrasé mercredi Galatasaray quatre buts à zéro.
Mohamed Salah, buteur pour Liverpool lors de la large victoire 4-0 contre Galatasaray en huitièmes de finale retour de Ligue des champions, le 18 mars 2026 à Anfeld. © Paul Ellis, AFP

Liverpool a enfilé son costume de gala mercredi 18 mars à Anfield pour terrasser Galatasaray (4-0), avec un Mohamed Salah des grands soirs, et donner rendez-vous au PSG en quarts de finale de la Ligue des champions. Le champion d'Angleterre en titre a envoyé valsé ses soucis domestiques avec une prestation électrique, totalement à sens unique, face à des Turcs noyés sous une intensité de chaque instant.

Les Reds se vengent au passage de Galatasaray après avoir subi deux défaites 1-0 à Istanbul cette saison, fin septembre durant la phase de ligue puis la semaine dernière, en huitièmes de finale aller. Ils ont transformé le retour en formalité pour s'offrir des retrouvailles face à une autre équipe qui leur a laissé des mauvais souvenirs : le PSG, leur bourreau de la saison dernière à ce stade de la compétition.

L'équipe d'Arne Slot avait réalisé un hold-up au Parc des princes (1-0), mais elle avait été éliminée par le futur champion d'Europe au retour à la maison, sur un but d'Ousmane Dembélé (1-0) et une séance de tirs au but magistrale de Gianluigi Donnarumma.

Ligue des champions : Liverpool terrasse Galatasaray et donne rendez-vous au PSG en quarts
Alisson (G) et Hugo Ekitiké de Liverpool lors de la large victoire 4-0 contre Galatasaray en 8e de finale retour de Ligue des champions, le 18 mars 2026 à Anfield. © Paul Ellis, AFP

Les visages des deux équipes ont changé l'été dernier, notamment avec le départ du gardien italien, mais il y aura de la revanche dans l'air. Avec ses recrues estivales devant (Wirtz et Ekitiké) et derrière (Kerkez et Frimpong), Liverpool a offert mercredi à ses supporters un football heavy-metal qui a rappelé celui de la saison dernière, voire des années Jürgen Klopp, où les vagues offensives s'enchaînent à l'infini.

Les Reds ont tenté de passer sur les côtés, dans l'axe, dans les petits espaces ou avec des longs ballons pour fissurer le bloc turc, mais la percée est venue d'un coup de pied arrêté. Sur un corner, Dominik Szoboszlai s'est éloigné de la surface pour se faire oublier, Alexis Mac Allister l'a trouvé en retrait et le milieu hongrois a ouvert son pied gauche pour faire mouche (25e, 1-0).

Trois buts de Mohamed Salah

Positionné en numéro 10, là où il excelle, Szoboszlai n'a pas fait que marquer son douzième but de la saison, le cinquième en Europe. Il a constamment harcelé la défense adverse et cela a encore payé lorsqu'il a obtenu un pénalty avant la mi-temps.

Mais Mohamed Salah a gâché l'offrande en réalisant une sorte de "Panenka" ratée, une frappe pas assez haute, ni assez forte, qu'Ugurcan Cakir a repoussée du pied droit (45+4). L'Égyptien avait déjà manqué un face à face avec le gardien (29e), plus tôt, au cœur d'une séquence à très haute intensité où les Reds ont enchaîné les occasions dangereuses par Florian Wirtz (31e), Mac Allister (32e) et Szobozlai (33e).

Le N.11 adoré d'Anfield s'est néanmoins racheté sur les trois buts suivants, ceux qui ont permis à son équipe d'accrocher la qualification en quarts, la première depuis 2022. Il a d'abord centré pour Hugo Ekitiké au bout d'un enchaînement collectif fluide et délicieux (51e, 2-0), puis envoyé une volée qui a contraint le gardien à une parade difficile, sur laquelle Rayan Gravenberch a prospéré (53e, 3-0).

Salah a parachevé son œuvre avec une superbe frappe enroulée, de l'extérieur de la surface (62e, 4-0), de quoi entrer davantage dans l'histoire puisqu'il s'agit de son 50e but en Ligue des champions. Celui qui l'a gagnée une fois, en 2019, a frôlé le doublé en tirant sur la barre transversale (67e) et il aurait pu ajouter une deuxième passe décisive à son actif sans un arrêt de Cakir devant Mac Allister (68e). Le "roi d'Égypte", peu après, a demandé à être remplacé à cause d'un pépin physique. Cela lui a permis de sortir sous les applaudissements nourris de ses supporters, debout.

Pour Galatasaray, c'était en revanche une soirée en enfer:  le leader de la SüperLig, totalement transparent (un tir cadré), a en plus perdu deux joueurs sur blessure, Victor Osimhen et Noa Lang, sorti sur une civière.

Avec AFP