
Un membre des Forces armées guatémaltèques devant la prison de Zona 18 à Guatemala City, à la suite d'émeutes, dimanche 18 janvier 2026. © Josue Decavele, Reuters
Plusieurs attaques ont éclaté dans des prisons du Guatemala. Le gouvernement a accusé, dimanche 18 janvier, des gangs d'avoir tué sept policiers, en représailles au refus des autorités de revenir sur leur décision de transférer les chefs de bandes criminelles dans une prison de haute sécurité.
Ces assassinats ont eu lieu au lendemain de mutineries et de prises d'otage dans trois prisons du pays, où les détenus appartenant à des groupes criminels protestaient contre ces transferts.
"Je suis profondément attristé par la mort de sept agents de la Police nationale civile qui ont été lâchement attaqués par ces terroristes en réaction aux actions que l'État du Guatemala mène contre eux", a déclaré le ministre de la Gouvernance (Intérieur), Marco Antonio Villeda, lors d"une conférence de presse.
Dix autres policiers ont été blessés dans ces attaques et un présumé membre de gang est mort, a-t-il ajouté.
Des otages encore retenus dans deux prisons
Les gangs Barrio 18 et Mara Salvatrucha, considérés comme "terroristes" par les États-Unis et le Guatemala, se disputent le contrôle de territoires du Guatemala, où ils extorquent commerçants, transporteurs et simples citoyens. Ceux qui refusent de payer sont assassinés.
Ils sont accusés de meurtre, d'extorsion et de trafic de drogue.
Depuis samedi matin, des membres de ces gangs retenaient en otages 45 gardiens et un psychiatre dans trois prisons du pays pour exiger le transfert de leurs chefs vers des prisons aux mesures de sécurité moins sévères, une demande qui a été rejetée par le gouvernement.
"Je ne suis disposé ni à pactiser, ni à leur rendre leurs privilèges", a insisté Marco Antonio Villeda.
Dimanche, les autorités ont repris le contrôle de la prison de haute sécurité, Renovación I, à quelque 75 km au sud de la ville de Guatemala, et ont libéré les neuf gardiens qui y étaient retenus. L'opération s'est déroulée "sans qu'il y ait de pertes des deux côtés", a précisé Marco Antonio Villeda.
Les membres de gangs retiennent encore 28 personnes dans le centre pénitentiaire Fraijanes II et neuf autres à Preventivo, respectivement à l'est et en périphérie de la capitale guatémaltèque.
Avec AFP
