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Trump reproche à certains pays de ne "pas vouloir s'impliquer" dans la défense du détroit d'Ormuz
Donald Trump a reproché à certains pays, lundi, lors d'une prise de parole depuis la Maison Blanche, de ne "pas vouloir s'impliquer" dans la sécurisation du détroit d'Ormuz. "Depuis quarante ans, nous vous protégeons et vous ne voulez pas vous impliquer dans quelque chose de très mineur", a pesté le président américain, qui a notamment continué de faire pression sur la France et le Royaume-Uni sur ce sujet.
Le président américain Donald Trump s'exprimant depuis la Maison Blanche, à Washington D.C., aux États-Unis, le 16 mars 2026. © Jonathan Ernst, Reuters

Donald Trump, au cours d'une longue prise de parole, a reproché, lundi 16 mars, à certains pays de ne "pas vouloir s'impliquer" dans la sécurisation du détroit d'Ormuz, après son appel à aider les États-Unis dans cette tâche au cours du week-end.

"Depuis quarante ans, nous vous protégeons et vous ne voulez pas vous impliquer dans quelque chose de très mineur", a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche, où il a convoqué la presse avant une réunion consacrée au Kennedy Center. 

"Nous encourageons vivement les autres pays à s'impliquer avec nous, et à s'impliquer vite et avec beaucoup d'enthousiasme", a-t-il ajouté.

Il a évoqué rapidement la guerre en Iran avant d'aborder les sujets les plus divers, puis a répondu à quelques questions consacrées à la guerre, qui est entrée lundi dans son 17ᵉ jour.

Il a assuré que d'autres nations s'étaient engagées à rejoindre un effort pour rétablir la sécurité de ce point de passage vital pour le commerce de pétrole, mais sans dire lesquelles. "Nous vous donnerons une liste", a-t-il déclaré.

Le Royaume-Uni et l'Allemagne ont écarté lundi toute mission de l'Otan pour rétablir la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz. Un peu plus tôt, le Japon et l'Australie, alliés historiques des États-Unis dans la région indo-pacifique, ont exclu tout envoi de moyens dans cette zone.

Trump qualifie de "pas parfaite" la réponse de Macron

Le président américain, qui a déclenché l'offensive israélo-américaine sans se soucier des réserves ou critiques des alliés des États-Unis, a présenté sa demande d'aide comme une sorte de test de loyauté : "Le degré d'enthousiasme est important pour moi", a-t-il dit.

"Nous n'avons besoin de personne", a assuré Donald Trump, avant d'ajouter, à propos des pays de l'Otan en particulier : "Ils devraient bondir pour nous aider, parce que nous les aidons depuis des années."

Le président américain a dit en des termes vagues s'attendre à ce que la France et le Royaume-Uni répondent positivement à sa demande d'aide.

Le président américain a déclaré s'être entretenu la veille de ce sujet avec son homologue français Emmanuel Macron, ajoutant que la réponse de ce dernier avait été "pas parfaite". "Je pense qu'il va aider", a-t-il néanmoins ajouté.

Quant au Royaume-Uni, "je pense qu'ils vont s'impliquer, ils devraient s'impliquer", a estimé Donald Trump.

Avec AFP