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Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a rencontré Volodymyr Zelensky lors d'une visite à Kiev. Dans le même temps à Moscou, le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping ont célébré leur relation face aux Occidentaux. Voici le fil du 21 mars 2023.
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22 h 15 : Zelensky salue des discussions "productives" avec le Premier ministre japonais
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est réjoui de discussions "productives" avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida, en visite à Kiev, en louant la "volonté très concrète" de Tokyo de "protéger" l'Ukraine face à "la terreur russe".
"Étant donné la puissance du Japon, de son leadership en Asie pour la défense de la paix et l'ordre international fondé sur des règles, ainsi que sa responsabilité en tant que président [tournant] du G7, les discussions d'aujourd'hui peuvent avoir un résultat mondial", a estimé Volodymyr Zelensky, dans son message vidéo quotidien.
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21 h 59 : l'Ukraine obtient un plan d'aide de 15,6 milliards de dollars du FMI
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé être parvenu à un accord avec le gouvernement ukrainien eu vue de la mise en place d'un plan d'aide d'un montant total de 15,6 milliards de dollars.
Le plan doit permettre de "soutenir la reprise économique graduelle tout en créant les conditions d'une croissance de long terme dans un contexte de reconstruction après le conflit et sur le chemin de l'adhésion à l'Union européenne", a précisé le FMI dans un communiqué.
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21 h 07: la Chine ne peut prétendre être "impartiale" en ce qui concerne l'Ukraine, juge la Maison Blanche
"On ne peut pas raisonnablement considérer que la Chine soit impartiale" en ce qui concerne l'Ukraine, a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, la critique américaine la plus directe à ce jour de la proposition de médiation chinoise dans le conflit.
Pékin "n'a pas condamné" l'invasion russe, "n'a pas arrêté d'acheter du pétrole russe" a dit John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.
Ce dernier a par ailleurs accusé Pékin de "répercuter la propagande russe" sur le fait que la guerre en Ukraine serait le résultat d'une agression occidentale, alors que Vladimir Poutine et Xi Jinping ont loué mardi l'entrée dans une "nouvelle ère" de leur relation "spéciale".
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18 h 47 : Zelensky dit avoir "invité" la Chine à dialoguer sur l'Ukraine et "attendre une réponse"
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé avoir "invité" la Chine à dialoguer et "attendre une réponse", au moment où son homologue chinois Xi Jinping est à Moscou pour sceller son alliance avec Vladimir Poutine.
"Nous avons proposé à la Chine de devenir un partenaire" pour la recherche d'un règlement du conflit en Ukraine, a déclaré le président ukrainien lors d'une conférence de presse. "Nous vous invitons au dialogue, nous attendons votre réponse", a-t-il ajouté, disant "recevoir des signaux, mais rien de concret" à ce stade.
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18 h 16 : la Russie "répliquera" si Londres fournit à Kiev des munitions avec de l'uranium appauvri, dit Poutine
Le président russe Vladimir Poutine a menacé de "répliquer" si Londres fournit à l'Ukraine des munitions contenant de l'uranium appauvri, en réaction à des déclarations en ce sens d'une responsable britannique.
"Aujourd'hui, on a appris que le Royaume-Uni (...) avait annoncé non seulement la livraison de chars à l'Ukraine mais également d'obus contenant de l'uranium appauvri (...) Si cela se produit, la Russie sera contrainte de répliquer", a déclaré le président russe.
"Il semble que l'Occident ait vraiment décidé de combattre la Russie jusqu'au dernier Ukrainien, non pas en paroles mais en actes", a poursuivi Vladimir Poutine.
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17 h 42 : Poutine accuse l'Ukraine de ne pas vouloir du plan de paix chinois, Xi pour un "règlement pacifique" du conflit
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé ne pas voir de "disposition" des autorités ukrainiennes à trouver une issue au conflit en Ukraine sur la base du plan de paix proposé par la Chine.
"Nous estimons que de nombreux points du plan de paix proposé par la Chine (...) peuvent servir de base pour un règlement pacifique (du conflit), quand ils y seront prêts à l'Occident et à Kiev. Toutefois, nous n'observons pas pour l'heure une telle disposition de leur côté", a déclaré le président russe, à l'issue de discussions avec son homologue chinois Xi Jinping.
De son côté, la Chine est favorable à un "règlement pacifique" du conflit en Ukraine, a déclaré le dirigeant chinois devant le président russe, Pékin cherchant à s'imposer comme médiateur entre Moscou et Kiev.
La Chine est "guidée constamment par les principes de l'ONU (...) et cherche un règlement pacifique", a déclaré Xi Jinping, selon ses propos traduits en russe, à l'issue des pourparlers au Kremlin. "Nous sommes toujours pour la paix et le dialogue", a-t-il souligné.
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17 h 08 : selon Paris, Pékin peut jouer un "rôle utile" en vue de négociations de paix
La France estime que la Chine peut jouer "un rôle utile pour convaincre la Russie d'accepter de bonne foi des négociations de paix" avec l'Ukraine, tout en estimant que Moscou ne semble pas enclin, "à ce stade", à mettre fin à la guerre.
Le ministère français a une nouvelle fois relevé que dans le "document de position chinois publié le 24 février" appelant à des négociations de paix, la Chine réaffirme son soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale des États.
"Malheureusement, nous ne constatons à ce stade aucune volonté de la Russie de mettre un terme à son agression de l'Ukraine en retirant ses troupes du territoire ukrainien", souligne-t-on au Quai d'Orsay. "Le président russe continue au contraire à affirmer que la Russie atteindra tous ses objectifs de guerre", poursuit-on de même source.
Pour autant, la Chine a un rôle à jouer "pour convaincre la Russie d'accepter de bonne foi des négociations de paix, en vue de la faire revenir au plein respect de la Charte des Nations unies", estime-t-on également au ministère français des Affaires étrangères.
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16 h 41 : à Boutcha, le Premier ministre japonais fait part de son "indignation"
Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a fait part de sa "profonde indignation" après une visite à Boutcha en Ukraine, ville qui a été le théâtre d'atrocités imputées à l'armée russe, selon des journalistes de l'AFP.
"Alors que je pose le pied à Boutcha aujourd'hui et que je suis témoin de toutes les brutalités qui y ont été commises, j'éprouve un fort sentiment d'indignation", a dit Fumio Kishida, ajoutant que "le monde entier est choqué" par ces atrocités.
Le président Volodymyr Zelensky a salué la visite à Kiev de Fumio Kishida, "défenseur puissant de l'ordre international" et "ami de longue date de l'Ukraine". "Je suis heureux d'accueillir à Kiev le Premier ministre japonais Fumio Kishida, un défenseur véritablement puissant de l'ordre international et un ami de longue date de l'Ukraine", a-t-il déclaré sur Telegram, à l'issue d'une rencontre entre les deux dirigeants.
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15 h 48 : Poutine dit avoir eu des discussions "très importantes et franches" avec Xi, qui pour sa part dit vouloir "renforcer la coordination" entre Pékin et Moscou
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé avoir eu des discussions "très importantes et franches" avec son homologue chinois Xi Jinping, se disant confiant que les relations entre Pékin et Moscou allaient "se renforcer".
"Un échange de points de vue très important et franc sur les perspectives de développement des relations russo-chinoises vient de se tenir", a déclaré Vladimir Poutine à l'issue de discussions avec Xi Jinping au Kremlin. "Je suis convaincu que notre coopération variée et mutuellement bénéfique continuera de se renforcer".
"Les entreprises russes sont en mesure de répondre à la demande croissante de la Chine en énergie", a par ailleurs affirmé le président russe. Selon lui, l'objectif est de livrer à la Chine au moins 98 milliards de mètres cubes de gaz russe et 100 millions de tonnes de GNL russe d'ici 2030.
"Je propose de renforcer la coopération et la coordination" entre les deux pays, membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, a déclaré pour sa part Xi Jinping, selon la traduction officielle en russe de ses propos. "Je suis prêt à élaborer avec vous un plan pour le renforcement des relations bilatérales", a-t-il ajouté.
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15 h 40 : Xi doit dialoguer "directement" avec Zelensky, selon Stoltenberg
La Chine doit dialoguer "directement" avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky si elle veut que son plan de paix soit pris au sérieux, a estimé le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, alors que le président chinois et le chef de l'État russe Vladimir Poutine se sont réunis mardi à Moscou pour de nouvelles discussions.
"Il appartient à l'Ukraine de décider quelles sont les conditions acceptables pour toute solution pacifique", a rappelé Jens Stoltenberg au cours d'un point de presse au siège de l'Alliance atlantique à Bruxelles pour la présentation du rapport d'activités de l'Otan en 2022.
"La Chine doit comprendre le point de vue de l'Ukraine et dialoguer directement avec le président Zelensky", a-t-il soutenu. "Toute solution de paix pour l'Ukraine doit être fondée sur le respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de l'Ukraine", a-t-il insisté.
"Un cessez-le-feu ou toute solution qui ne respecte pas la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine ne sera qu'un moyen de geler la guerre et de permettre à la Russie de reconstituer ses forces et d'attaquer à nouveau. Ce ne sera pas une paix juste et durable", a-t-il averti.
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15 h 22 : un responsable de l'ONG Memorial poursuivi pour avoir "discrédité" l'armée
Les autorités russes ont ouvert une affaire criminelle contre Oleg Orlov, l'une des figures de l'ONG Memorial, accusé d'avoir "discrédité" l'armée russe combattant en Ukraine, indique l'ONG, colauréate du prix Nobel de la paix.
Dans un message publié sur Telegram, Memorial a indiqué que Oleg Orlov était poursuivi pour "activités publiques visant à discréditer" les forces armées russes, un article du code pénal utilisé contre les détracteurs du conflit en Ukraine. S'il est inculpé, il risque une lourde peine de prison.
Plus tôt dans la journée, la police russe a mené des perquisitions aux domiciles d'au moins neuf employés ou de leurs proches, dont Oleg Orlov et le président de l'ONG, Ian Ratchinski, ainsi qu'au bureau de Memorial à Moscou. Selon Memorial, plusieurs d'entre eux ont été conduits au commissariat après ces perquisitions.
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14 h 36 : l'Ukraine boycottera les compétitions si Russes et Bélarusses y participent
La Fédération ukrainienne d'escrime a annoncé qu'elle allait boycotter toute compétition dans laquelle des sportifs russes et bélarusses seront engagés, en raison de l'invasion du pays par les troupes de Moscou, a-t-on appris mardi.
"Il a été décidé non seulement de ne participer à aucun duel en compétition avec des athlètes russes et bélarusses, mais aussi, pour nos athlètes, entraîneurs et arbitres, de ne participer à aucune compétition à laquelle participeront des athlètes russes ou bélarusses", a indiqué dans un communiqué la Fédération au lendemain d'une "réunion d'urgence" pour prendre cette décision.
La Fédération ukrainienne assure également vouloir contester la "décision illégale et honteuse" de sa Fédération internationale, qui a autorisé le 10 mars la réintégration des escrimeurs russes et bélarusses dans les épreuves du circuit mondial.
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13 h 40 : début du sommet entre Vladimir Poutine et Xi Jinping au Kremlin
D'après des images retransmises par les chaînes de télévision russes, le président russe a accueilli son homologue chinois avec une franche poignée de main, puis une fanfare militaire a joué les hymnes des deux pays. Après la cérémonie d'accueil, les deux dirigeants doivent avoir des discussions officielles, au lendemain d'un premier entretien "informel" qui a duré plus de quatre heures.
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13 h 23 : le Premier ministre japonais en visite à Boutcha
Le Premier ministre japonais Fumio Kishida est arrivé mardi à Kiev. Puis il s'est rendu par le train à Boutcha, ville-martyre près de la capitale ukrainienne devenue symbole des atrocités de l'occupation russe.
Il doit ensuite rencontrer le président Volodymyr Zelensky. Son déplacement a été qualifié d'"historique" par Kiev.
"Cette visite historique est un signe de solidarité et de coopération forte entre l'Ukraine et le Japon", a déclaré sur Facebook la vice-ministre ukrainienne des Affaires étrangères Eminé Djeppar en publiant des photos de M. Kishida sur le quai du train à Kiev.
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11 h 38 : deux bombardiers russes survolent la mer du Japon alors que Kishida se rend en Ukraine
Deux bombardiers stratégiques russes ont survolé la mer du Japon pendant plus de sept heures, a déclaré mardi le ministère russe de la Défense dans un communiqué, publié au moment où le Premier ministre japonais entame une visite en Ukraine.
Moscou fait régulièrement voler des Tupolev Tu-95MS, capables de transporter des armes nucléaires, au-dessus des eaux internationales de l'Arctique, de l'Atlantique Nord et du Pacifique en guise de démonstration de force.
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10 h 46 : le plan de paix chinois au menu des discussions Xi-Poutine
Le Kremlin a affirmé que le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping ont eu des échanges de point de vue "approfondis" durant leur première journée officielle d'entretiens et ont discuté du plan de paix chinois pour l'Ukraine, sans donner plus de détails.
Xi Jinping a par ailleurs invité Vladimir Poutine en Chine cette année, selon l'agence de presse RIA, ainsi que son Premier ministre Mikhaïl Michoustine, ont rapporté les médias d'Etat chinois.
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10 h 44 : Gazprom annonce des livraisons record à la Chine via le gazoduc "Force de Sibérie"
Le géant russe Gazprom a annoncé que des livraisons journalières record avaient été honorées à Pékin, hier, via le gazoduc "Force de Sibérie". Cet ouvrage parcourt l'Extrême-Orient russe en direction du nord-est de la Chine.
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9 h 39 : Xi Jinping dit avoir invité Vladimir Poutine à se rendre en Chine "cette année"
Le président chinois Xi Jinping, qui effectue une visite d'État en Russie, a indiqué avoir invité Vladimir Poutine à se rendre en Chine cette année, signe des liens qui unissent ces deux pays en pleines tensions avec l'Occident. "Hier (lundi), j'ai invité le président Poutine a venir en Chine cette année, quand il pourra", a-t-il déclaré lors d'un entretien avec le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine, selon des propos rapportés par les agences de presse russes.
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5 h 50 : nouvelles discussions Xi-Poutine à Moscou
Vladimir Poutine et Xi Jinping doivent se retrouver mardi 21 mars pour des discussions officielles au deuxième jour de la visite du président chinois en Russie. Les deux hommes devraient logiquement aborder à nouveau le conflit en Ukraine, Pékin ayant proposé le mois dernier un plan de paix, mais aussi leur coopération au sens large et l’approfondissement de leurs liens économiques, avec la signature attendue d’accords.
La visite d’État de trois jours de Xi Jinping en Russie est une occasion pour Vladimir Poutine de s’afficher avec un allié de poids, alors qu’il est de plus en plus isolé en Occident et visé depuis la semaine dernière par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).
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4 h : l e Premier ministre japonais Fumio Kishida en route pour l'Ukraine
Le Premier ministre du Japon Fumio Kishida est en route vers Kiev pour une visite surprise et une rencontre, mardi, avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a annoncé le ministère des Affaires étrangères nippon.
Fumio Kishida va "transmettre au président Zelensky son respect pour le courage et la persévérance du peuple ukrainien qui défend sa patrie sous son commandement, ainsi que la solidarité et le soutien infaillible à l’Ukraine du Japon et du G7", dont le pays d’Asie est l’hôte cette année, a déclaré le ministère dans un communiqué.
Fumio Kishida était le seul dirigeant membre du groupe à ne pas encore être allé à Kiev depuis l’invasion russe en février 2022. Il était régulièrement appelé à se rendre en Ukraine. En février, le président américain Joe Biden avait lui aussi effectué une visite surprise à Kiev.
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0 h 19 : des missiles de croisière russes détruits dans une explosion en Crimée, selon Kiev
Le ministère ukrainien de la Défense a déclaré lundi soir qu'une explosion dans le nord de la péninsule de Crimée a provoqué la destruction de missiles de croisière russes destinés à être utilisés par la flotte de la marine russe déployée en mer Noire.
Via les réseaux sociaux, la direction du renseignement du ministère a indiqué qu'une "explosion dans la ville de Dzhankoi, dans le nord de la Crimée temporairement occupée, a détruit des missiles de croisière russes Kalibr-KN alors qu'ils étaient transportés par voie ferrée". Ces missiles, a-t-elle ajouté, étaient destinés à être lancés depuis des bâtiments de la marine russe en mer Noire et disposaient d'une portée de plus de 2 500 kilomètres.
D'après le chef de l'administration locale, nommé par Moscou, la ville de Dzhankoi a été la cible d'attaques aux drones. Un homme de 33 ans a été blessé tandis qu'une maison, une école et un supermarché ont pris feu, a déclaré Ihor Ivine, cité par l'agence de presse TASS.
Avec AFP et Reuters