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Crise au Royaume Uni : "Bojo, c'est un NON"
Audio 05:36

L'abandon surprise de Boris Jonhson dans la course au 10 Downing Street laisse la voie libre à son ancien ministre des Finances, Rishi Sunak. En Italie, le nouveau gouvernement souverainiste est déjà au travail sur la scène diplomatique après cette rencontre en catimini entre Giorgia Meloni et Emmanuel Macron, condamnés à s'entendre. À l'autre bout du monde, au Brésil, la violence et la division sont les marqueurs de cette fin de campagne présidentielle. 

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À la une de la presse, ce lundi 24 octobre, l'abandon surprise de Boris Jonhson fait les gros titres des journaux britanniques. Le Guardian retient à sa une cette explication de l'ancien Premier ministre : "Ce n'est pas le bon moment". Le quotidien de centre gauche estime qu'il s'épargne "une humiliation probable", dès lors que seuls 60 Tories sur les 100 nécessaires lui avaient publiquement déclaré leur soutien. "Bojo, c'est un NON" titre de façon lapidaire The Sun, estimant qu'en réalité Boris Jonhson n'est pas à l'initiative d'un tel renoncement. Il jette l'éponge car "il ne serait pas en mesure de former un futur gouvernement avec des députés en colère". Un départ qui laisse presque seul en piste Rishi Sunak. "Il se prépare pour le 10 Downing Street", titre le Times. Le journal conservateur qui rapporte que l'ancien Premier ministre a tout tenté ces derniers jours pour convaincre ses rivaux de se retirer. Pas question ont répondu Rishi Sunak et Penny Mordaunt. En attendant, le dessinateur Mac s'intéresse à ces poubelles qui s'accumulent au 10, Downing Street et où Boris Jonhson devrait trouver un point de chute.

L'Italie espère de son côté sortir de l'instabilité politique. À peine nommé, le nouveau gouvernement souverainiste est déjà au travail après cette rencontre en catimini entre Giorgia Meloni et Emmanuel Macron. Le Corriere Della Sera titre un "premier tête à tête intense", informel car non prévu mais qui aura permis de briser rapidement la glace. "Les dirigeants italien et français se sont mis d'accord sur la volonté de poursuivre une collaboration sur les grands défis communs au niveau européen", rapporte le quotidien. La photo des deux responsables s'affiche à la une de la Repubblica qui titre sur "Meloni, une leçon d'Europe". Le journal salue un gouvernement souverainiste, où figurent à des postes clé des ministres compatibles avec Bruxelles, guidé par le pragmatisme : "Ceux qui conduisent aujourd'hui Rome et Paris ne s'aiment certes pas, mais sentent qu'ils ont besoin l'un de l'autre". "Emmanuel Macron se rend compte qu'il n'a pas d'alternative à la rive transalpine pour contenir l'Allemagne". Un déplacement en Italie qui doit conduire Emmanuel Macron au Vatican pour sa troisième rencontre avec le Pape François. La Croix titre sur les accords, mais aussi les désaccords, entre les deux hommes et s'interroge : "Va-t-on assister à un bras de fer politique ?". Au cœur des dissensions, les dossiers délicats de l'euthanasie et le sort des migrants.

Au Brésil, place à la dernière ligne droite avant le verdict des urnes dans une campagne qui se fait de plus en plus violente. Pour Libération, cette violence s'est en réalité installée depuis l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro. Le journal rassemble les témoignages de Brésiliens en exil "de plus en plus nombreux". Ils sont leaders de mouvements sociaux, indigènes, ou chercheurs et disent avoir dû quitter leur pays car "la haine et la violence étaient trop fortes".  

La violence est le mot qui revient le plus dans cette fin de campagne, car on assiste, titre le Guardian, au "clash de deux Brésil". Les électeurs et même "les gansters n'ont jamais été autant divisés à l'occasion d'élections". Le journal britannique donne la parole à des chefs de gangs, l'un deux estime que sa "vie est plus facile depuis l'arrivée de Bolsonaro […] plus facile de se procurer des armes et des munitions", mais par ailleurs, selon lui, "celui qui gouverne pour les pauvres des favelas c'est quand même Lula". Un choix entre deux candidats qui "fracture les familles au Brésil".