
Face à la pandémie de coronavirus, de nombreux pays africains imposent un confinement total ou partiel, un couvre-feu ou déclarent l'état d'urgence sanitaire. Le Bénin figure d'exception. Le chef de l'Etat, Patrice Talon, a affirmé il y a quelques jours que le pays n'en avait "pas les moyens". "Si nous prenons des mesures qui affament tout le monde, elles finiront très vite par être bravées et bafouées", estime-t-il. Dans un pays où 50 à 65 % des habitants vivent de l'économie informelle, les mesures de protection sont difficiles à mettre en oeuvre . Reportage à Cotonou.
Nous verrons également que les "fake news" liées à l'épidémie, ou intox, se multiplient sur Internet, et se répandent très rapidement sur les réseaux sociaux. Exemple au Nigeria dans cette édition.
Au Mali, cinq proches de Soumaïla Cissé ont été libérés. Le chef de l'opposition malienne lui est toujours aux mains de ses ravisseurs. Il se "porte bien" d'après son parti, l'URD, et a par ailleurs été élu député au premier tour des législatives.
En Guinée, sans surprise la nouvelle Constitution a été adoptée. Les résultats définitifs référendum du 22 mars ont été annoncés par la Cour constitutionnelle : 89,76 % de oui. Son parti a d'ailleurs largement remporté les législatives qui avaient lieu le même jour. Le scrutin, boycotté par l'opposition, a été marqué par des violences. Au moins 12 personnes ont été tuées à Conakry. L'ONG Amnesty international accuse les forces de sécurité. Des groupes de jeunes auraient été soudoyés. Le gouvernement guinéen de son côté demande à voir les preuves évoquées par Amnesty.
Enfin ce samedi 4 avril, le Sénégal fête les 60 ans de son indépendance. Célébrations dans la sobriété, épidémie de Covid-19 oblige. Pour beaucoup cet anniversaire est avant tout l'occasion de se souvenir. C'est le cas des "porteurs de pancartes", des jeunes qui militaient dès 1958 contre la communauté franco-africaine voulue par le Général De Gaulle. Sarah Sakho et Elimane Dao ont retrouvé les derniers d'entre eux.