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À Cuba, le président Miguel Diaz-Canel nie toute négociation en cours avec les États-Unis
Le président cubain a démenti, lundi, l'existence de discussions en cours entre son pays et les États-Unis, prenant le contrepied des propos tenus la veille par Donald Trump. Miguel Diaz-Canel a également souligné que les relations entre La Havane et Washington devaient être fondées "sur le droit international".
Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, lors d'une manifestation à la Havane, le 3 janvier 2026, à Cuba.. © Ramon Espinosa, AP

Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a affirmé, lundi 12 janvier, qu'il n'existait "aucune discussion" en cours entre son pays et les États-Unis, au moment où le président américain, Donald Trump, accroît la pression sur l'île communiste.

"Il n'y a aucune discussion avec le gouvernement des États-Unis, à l'exception de contacts techniques dans le domaine migratoire", a déclaré sur X le président cubain. Dimanche, Donald Trump avait affirmé que des discussions étaient en cours avec La Havane.

"Il existe des accords migratoires bilatéraux en vigueur, que Cuba respecte scrupuleusement", a ajouté Miguel Diaz-Canel.

"Comme le démontre l'histoire, les relations entre les États-Unis et Cuba, pour avancer, doivent se fonder sur le droit international, plutôt que sur l'hostilité, la menace et la coercition", a-t-il ajouté.

Dimanche, Donald Trump avait déclaré à des journalistes à bord d'Air Force One, "nous sommes en train de discuter avec Cuba. Vous le saurez très bientôt", sans plus de détails.

Cuba "est une nation libre, indépendante"

Depuis la chute du président vénézuélien, Nicolas Maduro, capturé le 3 janvier lors d'une spectaculaire opération des forces américaines à Caracas, Donald Trump a multiplié les menaces contre Cuba, allié économique et idéologique du Venezuela.

Dimanche, il a durci le ton contre l'île, située à 150 km des côtes de Floride, et exhorté le pays caribéen à accepter "avant qu'il ne soit trop tard" un "accord" dont il n'a pas précisé la nature.

"Il n'y aura plus de pétrole ou d'argent à destination de Cuba – zéro !", a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social.

La Havane a réagi vigoureusement. Cuba "est une nation libre, indépendante", et "personne ne [lui] dicte quoi faire", avait répondu Miguel Diaz-Canel.

Dimanche, le président américain a également republié un message suggérant que son secrétaire d'État Marco Rubio, né de parents immigrés cubains, pourrait devenir président de l'île caribéenne, l'accompagnant de ce commentaire : "Ça me semble bien !"

Les menaces du magnat républicain interviennent alors que l'île, sous embargo américain depuis 1962, est enlisée depuis cinq ans dans une profonde crise économique et sociale, marquée par un grave déficit de devises, une érosion des services publics, ainsi que des pénuries de carburant et des coupures d'électricité récurrentes.

Avec AFP