
Sous des vents forts et une pluie battante, les secours poursuivaient, lundi, leurs efforts pour retrouver des survivants dans les décombres laissées par le tsunami en Indonésie. Le dernier bilan fait état de 429 morts, 1485 blessés et 154 disparus.
Le bilan du tsunami qui a frappé les rives du détroit de la Sonde, qui sépare les îles de Sumatra et de Java en Indonésie, samedi soir, s'alourdit. Il est désormais d'au moins 429 morts, plus de 1 400 blessés et 154 disparus, selon le dernier bilan de l'Agence nationale de gestion des catastrophes, rendu public mardi 25 décembre. "Il pleut déjà énormément, les vents sont forts, nous n'avons qu'une petite fenêtre de tir pour évacuer les gens et nettoyer", a averti le ministre indonésien des Travaux publics, Basuki Hadimuljono. Les experts mettent en garde contre le risque de nouvelles vagues mortelles dues à l'activité volcanique.
Des dizaines de sacs contenant des corps de victimes ont été extraits lundi de bâtiments démolis par le tsunami en Indonésie, tandis que les secouristes continuaient à rechercher des survivants de cette catastrophe. Des équipes de secouristes munis d'excavatrices et d'autres équipements lourds tentaient de dégager les débris, tandis que des milliers de personnes ont été évacuées sur les hauteurs. Certains sauveteurs travaillaient à mains nues.

La vague, provoquée par l'éruption du volcan connu comme "l'enfant" du légendaire Krakatoa, l'Anak Krakatoa, a touché les côtes méridionales de Sumatra et l'extrémité occidentale de Java, rasant des centaines de bâtiments. Le tsunami a laissé derrière lui un paysage de désolation : arbres déracinés, toits arrachés, morceaux de bois et détritus divers. La plage de Carita, destination touristique courue de la côte occidentale de Java, est jonchée de débris.
"L'armée et la police passent les ruines au peigne fin pour voir s'il y a d'autres victimes", a expliqué Dody Ruswandi, haut responsable de l'Agence. Les opérations de secours devraient durer une semaine. Dans le village dévasté de Sukarame, Sunarti, 61 ans, a de l'eau jusqu'au genoux et cherche à récupérer ce qu'elle peut dans sa maison détruite en attendant l'arrivée de l'aide. "On n'a rien reçu pour l'instant", déplore-t-elle auprès de l'AFP.
À la différence des tsunamis provoqués par les tremblements de terre et qui enclenchent les systèmes d'alertes, les vagues "volcaniques" ne laissent que très peu de temps aux autorités pour prévenir les gens.
"C'est arrivé si vite", a raconté Ade Junaedi, un survivant. "Je parlais avec un hôte chez nous quand ma femme a ouvert la porte en hurlant, paniquée. J'ai cru à un feu mais en allant vers la porte, j'ai vu l'eau arriver."
La Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a estimé que les "puissantes vagues" avaient atteint entre 30 et 90 centimètres de haut.
Oxfam et d'autres organisations internationales ont annoncé leur aide.
Avec AFP