
Les États-Unis ont infligé, lundi, des sanctions financières au vice-président du Venezuela, Tareck El Aissami. Ce dirigeant influent du parti au pouvoir est accusé de trafic de drogues par l’administration américaine.
Un vice-président vénézuélien, ancien ministre de la Justice, sanctionné par l’administration américaine pour trafic de drogues. En infligeant des sanctions financières au numéro deux de l'État vénézuélien, lundi 13 février, Washington a voulu envoyer un message fort aux narcotrafiquants du continent latino-américain tentés par la reconversion en politique.
Ces sanctions sont "l'aboutissement de plusieurs années d'enquête visant d'importants trafiquants de drogues aux États-Unis et démontrent que l'influence et le pouvoir ne protègent pas ceux qui s'engagent dans des activités illégales", affirme le communiqué du Trésor américain.
Tareck El Assaimi, 42 ans, l'un des dirigeants les plus influents du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), au pouvoir depuis 1999, a été nommé à la vice-présidence du pays en janvier.
Auparavant, il était gouverneur de l'État d'Aragua, considéré comme l'un des plus violents du pays. Il a aussi été ministre de la Justice durant quatre ans à partir de 2008 sous la présidence d'Hugo Chavez, aujourd'hui décédé.
Des relations tendues entre Washington et Caracas
Ces sanctions contre le numéro deux du pays vont encore envenimer les relations entre Washington et Caracas qui se sont tendues après l'arrivée au pouvoir en 1999 de Chavez, devenu célèbre pour ses diatribes anti-américaines.
Le Trésor américain affirme que le vice-président a "facilité la livraison de drogues au Venezuela" via son contrôle des décollages d'avions d'une base aérienne vénézuélienne ainsi que celui des ports.
Il "a reçu des paiements pour avoir facilité la livraison de cargaisons de drogues appartenant au réseau vénézuélien de Walid Makled Garcia", ajoute le Trésor.
Un autre personnage clé, Lopez Bello, que les États-Unis accusent d'avoir agi pour le compte de El Aissami, est également visé par ces sanctions qui gèlent leurs avoirs éventuels aux États-Unis et interdit désormais tout échange commercial via le système financier américain.
Treize entités établies dans le pays mais aussi au Royaume-Uni, aux États-Unis et à Panama notamment sont également mises sur liste noire.
Avec AFP