Trois soldats turcs ont été "accidentellement" tués, jeudi, lors d’un bombardement russe dans le nord de la Syrie, selon l’armée turque, qui précise que Vladimir Poutine a présenté ses condoléances à Recep Tayyip Erdogan.
Nouvel incident entre la Russie et la Turquie, nouvelle preuve de la solidité de leur alliance sur le front syrien : l'armée turque a annoncé que trois soldats turcs ont été tués et onze autres blessés, jeudi 9 février, dans un raid de l'aviation russe dans le nord de la Syrie, en précisant que le raté était "accidentel".
La Russie, qui a confirmé être à l’origine de l’opération, qui visait le groupe État islamique (EI) près de son fief d’Al-Bab, a exprimé ses condoléances par la voix de son président, Vladimir Poutine.
Comme lors de l’assassinat de l'ambassadeur russe à Ankara en décembre, cet incident ne semble pas menacer les relations russo-turques concernant la guerre en Syrie. À l’époque, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan avaient dénoncé d’une même voix un acte de "provocation" visant à torpiller la normalisation entre leurs deux pays.
La Russie et la Turquie renforceront d’ailleurs leur coordination militaire à la suite de cet incident, a annoncé le Kremlin jeudi. L’agence russe RIA a précisé que Poutine avait attribué la cause de l’erreur de l’aviation russe à une "mauvaise coopération".
Avec AFP et Reuters