
Des affrontements ont opposé durant plusieurs heures des partisans du mouvement chiite Amal à ceux du chef de la majorité libanaise Saad Hariri, dans l'ouest de Beyrouth, ce dimanche. Une femme a été tuée par une balle perdue.
AFP - Une femme a été tuée par une balle perdue dans des affrontements qui ont opposé dimanche soir des partisans du mouvement chiite Amal à ceux du chef de la majorité libanaise Saad Hariri, dans l'ouest de Beyrouth, a déclaré un responsable de son parti.
"Une femme a été tuée par une balle perdue", a déclaré un responsable du Courant du Futur, le parti de Saad Hariri, qui a été chargé de former le prochain gouvernement libanais.
Il n'a pas précisé l'identité de la victime, mais un responsable des services de sécurité a par la suite confirmé qu'une femme de 30 ans avait été tuée par une balle perdue.
Des affrontements armés ont opposé pendant deux ou trois heures dans la soirée les partisans du mouvement chiite Amal du président du Parlement Nabih Berri à ceux du Courant du Futur, à Aïcha Bakkar, dans l'ouest de Beyrouth en majorité musulman, selon un correspondant de l'AFP et un porte-parole militaire.
Des armes automatiques et des lance-roquettes ont été utilisés, selon le correspondant de l'AFP.
Un porte-parole de l'armée a confirmé que des armes avaient été utilisées, ajoutant que la situation était tendue dans le quartier depuis samedi.
L'armée a déclaré avoir pris le contrôle de la situation après avoir donné l'ordre à toutes les personnes armées de quitter la rue sous peine de voir les soldats ouvrir le feu, a-t-il ajouté.
"La situation est calme, sous le contrôle de l'armée, qui est déployée dans tout le quartier", a-t-il ajouté, sans donner d'explication aux affrontements.
Ces heurts sont survenus un jour après que Saad Hariri, fils de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri assassiné en 2005, a été chargé de former un nouveau gouvernement, et trois jours après la réélection de Nabih Berri à la tête du Parlement.
M. Hariri, qui s'est engagé à rassembler les forces libanaises rivales, y compris le Hezbollah, dans un gouvernement d'union nationale "harmonieux et opérationnel", a reçu le soutien de tous les députés de son camp mais aussi de ceux du mouvement Amal.
Sa "coalition du 14-Mars", soutenue par les capitales occidentales, a enlevé 71 des 128 sièges aux législatives du 7 juin, contre 57 pour le camp mené par le Hezbollah et appuyé par la Syrie et l'Iran.