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Tentative d’attentat à Notre-Dame de Paris : une première suspecte mise en examen et écrouée

Une des suspectes de la tentative présumée d'attentat à la voiture piégée en plein Paris a été mise en examen samedi soir par un juge d'instruction anti-terroriste et écrouée. Quatre autres gardes à vue sont toujours en cours.

Une première suspecte a été mise en examen et écrouée, samedi 10 septembre, dans la double enquête sur un attentat avorté à la voiture piégée près de Notre-Dame de Paris et sur une autre attaque "imminente" de la part d'un commando de femmes jihadistes.

Ornella G., 29 ans, dont les empreintes ont été retrouvées dans une Peugeot 607 remplie de bonbonnes de gaz abandonnée en plein Paris le wwek-end précédent, a été mise en examen par des juges d'instruction antiterroristes pour "association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste criminelle" et "tentative d'assassinats en bande organisée", a annoncé le parquet de Paris samedi soir.

Fichée pour des velléités de départ en Syrie, la jeune femme avait été arrêtée quelques jours auparavant dans le sud de la France avec son compagnon, qui a été relâché.

Par ailleurs, un jeune homme a été arrêté samedi à Paris dans le cadre de l'enquête, a-t-on appris dimanche de sources proches de l'enquête. Il est actuellement entendu en garde à vue par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Les enquêteurs cherchent à préciser ses liens avec les femmes interpellées jeudi à Boussy-Saint-Antoine, en région parisienne.

Des précisions sur l’attentat raté

Selon le récit d'Ornella G. rapporté à l'AFP par une source proche de l'enquête, "après une tentative infructueuse" pour mettre le feu au véhicule retrouvé par la police à proximité de Notre-Dame de Paris samedi 3 septembre, la suspecte et une autre jeune femme "ont fui à la vue d'un homme" pris "pour un policier en civil".

Une "cigarette à peine consumée" et une couverture avec "des traces d'hydrocarbures" ont été trouvées dans le coffre près des bonbonnes, avait expliqué le procureur de Paris, François Molins : si l'incendie "avait pris", il aurait entraîné la "destruction" du véhicule.

Avec Ornella G. se trouvait la fille du propriétaire de la Peugeot, Inès M., 19 ans, également fichée "S" et qui a prêté allégeance à l’organisation État islamique (EI). Les enquêteurs cherchent à savoir si une troisième femme était présente : Sarah H., 23 ans.

Quatre autres gardes à vue en cours

Inès M. et Sarah H. ont été arrêtées le 8 septembre à Boussy-Saint-Antoine (Essonne) avec une autre femme, Amel S., 39 ans : un "commando" qui entendait "clairement (...) commettre un attentat", a estimé François Molins. L'attaque, probablement par des moyens "assez artisanaux", était "imminente", prévue pour jeudi, insistent les autorités.

Ces trois femmes avaient évoqué des gares de l'Essonne et de Paris ainsi que des policiers comme cibles potentielles, selon des sources proches de l'enquête. Elles envisageaient aussi de se procurer des ceintures explosives ou de lancer des voitures contre des bâtiments, précise une de ces sources.

Les gardes à vue du trio et celles de Mohamed Lamine A., 22 ans, compagnon de Sarah H., et de la fille d'Amel S., 15 ans, interpellés dans la foulée, étaient toujours en cours samedi soir.

Avec AFP