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Trump menace l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il refuse un accord sur le nucléaire
Donald Trump a menacé, jeudi, l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il n'acceptait pas un accord sur son programme nucléaire. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a quant à lui exprimé un "certain scepticisme" quant aux chances de conclure ledit accord.
Le président Donald Trump dans la salle Roosevelt de la Maison Blanche, à Washington, le 12 février 2026. © Evan Vucci, AP

Si l'Iran n'accepte pas un accord sur son programme nucléaire, le président des États-Unis menace le pays de conséquences "très traumatisantes". C'est ce qu'a déclaré Donald Trump, jeudi 12 février, alors que dans le même temps, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, exprimait un "certain scepticisme" quant aux chances de conclure un accord.

"Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant, très traumatisant", a déclaré le président américain pendant un échange avec la presse à la Maison Blanche, en ajoutant qu'il espérait que les négociations avec la République islamique aboutissent d'ici un mois.

"Je leur parlerai aussi longtemps qu'ils le souhaitent", a-t-il encore dit en indiquant que faute d'accord, il passerait à la "phase deux", qui serait "très dure" pour les Iraniens.

Il a une nouvelle fois donné en exemple le bombardement par les États-Unis de sites nucléaires iraniens lors d'une guerre de 12 jours déclenchée par Israël en juin 2025.

Washington et Téhéran ont vouloir continuer à discuter après une première séance de pourparlers à Oman, le 6 février.

Garanties sur les missiles et sur les groupes armés proches de l'Iran

"J'ai exprimé (à Donald Trump) un certain scepticisme quant à la qualité de tout accord avec l'Iran", a pour sa part déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au lendemain d'une rencontre à la Maison Blanche avec le dirigeant républicain. "J'ai dit que si un accord devait effectivement être obtenu, il devrait inclure des éléments qui sont très importants (...) pour Israël."

"Il ne s'agit pas simplement de la question nucléaire, (mais) aussi des missiles balistiques et des (groupes armés) mandataires de l'Iran" comme le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien ou les Houthis du Yémen, a plaidé le Premier ministre israélien.

La question des missiles est une ligne rouge pour Israël, distant d'environ 2 000 km de l'Iran.

Benjamin Netanyahu a confirmé la préférence de Donald Trump pour la voie diplomatique, même si le milliardaire de 79 ans a déployé de considérables moyens militaires à proximité de l'Iran. Le président américain pense créer les "conditions" qui pourraient permettre de mener à un "bon accord" avec Téhéran, a constaté Benjamin Netanyahu.

Volonté de Donald Trump de poursuivre les discussions avec Téhéran

Après le déclenchement d'un mouvement de contestation réprimé dans le sang par les autorités iraniennes, début janvier, Donald Trump a multiplié les avertissements à l'encontre de Téhéran.

En recevant mercredi Benjamin Netanyahu, il a cependant "insisté" sur sa volonté de poursuivre les discussions avec Téhéran, en dépit de positions très éloignées.

Cette divergence de vues sur l'Iran n'a pas empêché le président américain de déclarer à nouveau jeudi son soutien à Benjamin Netanyahu face aux accusations de corruption qui le visent en Israël. Donald Trump a lancé que le président israélien, Isaac Herzog, "devrait avoir honte" de ne pas gracier le Premier ministre, comme ce dernier l'a demandé.

Les États-Unis insistent pour inclure la question des missiles et des groupes soutenus par l'Iran dans les négociations. Téhéran ne veut, pour sa part, parler que du programme nucléaire et insiste pour gagner des capacités d'enrichissement d'uranium.

Avec AFP