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Élimination de Monfils en quarts, plus aucun Français à l'Open d'Australie

Dernier représentant du clan français à l'Open d'Australie, Gaël Monfils s'est fait éliminer en quarts de finale par le Canadien Milos Raonic en quatre sets. Il n'y aura donc pas de Français dans le dernier carré de ce premier grand chelem de 2016.

Gaël Monfils était le dernier espoir du clan français à Melbourne, il n'a finalement rien pu faire. Opposé au Canadien Milos Raonic, l'homme en forme du début de saison, en quarts de finale de l'Open d'Australie, il s'est incliné en quatre sets (6-3, 3-6, 6-3, 6-4), sans jamais donner l'impression de pouvoir renverser la vapeur.

Monfils, 25e mondial, était le dernier Français en lice. Mais c'est finalement Raonic, 14e à l'ATP, qui défiera le numéro 2 mondial Andy Murray (Royaume-Uni) pour une place en finale.

Pour le premier quart de sa carrière à Melbourne, le Parisien n'a pas démérité, mais Raonic, invaincu en 2016 et vainqueur du tournoi de Brisbane, juste avant Melbourne, en battant Roger Federer en finale, était tout simplement plus fort.

Grand serveur, le Canadien de 25 ans ne s'est pas appuyé sur ce seul coup pour filer vers les demi-finales, loin de là. Il a aussi été très bon au filet (31 points) et c'est lui également qui s'est montré le plus incisif du fond du court.

La Coupe Davis en ligne de mire

Monfils a tenu grâce à la qualité de sa première balle - il a même fait plus d'aces (14 à 10) que Raonic, pourtant un spécialiste - mais n'a pas réussi à déstabiliser le Canadien, dont le classement mondial ne reflète clairement pas son niveau actuel. Demi-finaliste de Wimbledon en 2014, le joueur né au Monténégro et arrivé au Canada dans sa petite enfance, était numéro 4 à l'ATP début 2015 avant d'être ralenti par des blessures.

Cette défaite sonne en tout cas comme un avertissement pour le capitaine de l'équipe de France Yannick Noah et ses hommes à un peu plus d'un mois du 1er tour de la Coupe Davis à la Guadeloupe. Avec un tel joueur dans ses rangs, le Canada ne sera pas facile à battre, même sur terre battue, une surface que Raonic n'affectionne pas vraiment.

Avec AFP