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L'armée russe a annoncé lundi avoir bombardé la région de Palmyre, un fief des jihadistes de l'organisation État islamique (EI) en Syrie. Selon un habitant de la cité archéologique, l’ampleur des dégâts n’a pas pu être vérifiée.

La Russie a affirmé, lundi 2 novembre, avoir bombardé la région de Palmyre, antique cité située à 205 km à l'est de Damas, en Syrie. Les avions russes y ont détruit une "position défensive" et des "batteries antiaériennes" des jihadistes de l’organisation État islamique (EI), a annoncé dans un communiqué le ministère russe de la Défense qui estime avoir bombardé 237 cibles "terroristes" en Syrie en deux jours.

Selon Khaled al-Homsi, un habitant de la ville, les Russes ont frappé la citadelle située sur une colline juste à l'ouest de la cité antique de Palmyre. "L'ampleur des dégâts n'a pas pu être vérifiée", a-t-il déclaré à l'AFP. De son côté, le directeur des Antiquités et des musées en Syrie Maamoun Abdulkarim a dit ne pas disposer d'informations concernant des raids russes à Palmyre.

Ce ne sont pas les premières frappes aériennes, dans cette région, revendiquées par la Russie qui a toujours assuré éviter soigneusement les sites archéologiques. Le groupe EI s'était emparé de Palmyre le 21 mai après en avoir chassé les forces gouvernementales. Le groupe jihadiste y a procédé à des exécutions sommaires et à d'importantes destructions de joyaux archéologiques.

L'aviation russe à flux tendu 

Selon le communiqué du ministère russe de la Défense, les avions russes ont effectué 131 sorties en deux jours et frappé des cibles dans les provinces de Hama (centre), Homs (centre), Lattaquié (ouest), Alep (nord-ouest), Raqqa (est) et dans la région de Damas.

Dans la banlieue de la ville d'Alep, un camp qui servait à la préparation de combattants en provenance de l'étranger a été détruit, a affirmé le ministère. À Salma, localité de la province de Lattaquié déjà bombardée à plusieurs reprises par l'aviation russe, Moscou a affirmé avoir touché un poste de commandement du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, qui servait notamment à perturber les communications radio des forces gouvernementales.

Depuis le début, fin septembre, de son intervention en Syrie, la Russie dit exclusivement s'en prendre à l'EI et à d'autres groupes "terroristes" à la demande du régime de Damas. Washington et ses alliés affirment que les raids russes sont plutôt destinés à sauver le régime du président Bachar al-Assad et visent les groupes rebelles plutôt que les jihadistes de l'EI.

Avec AFP