
Au menu de cette revue de presse française, présentée ce mardi par Sandrine Gomes, les réactions et les analyses dans la presse française à l'accord arraché à Bruxelles entre la Grèce et ses créanciers. Un accord sur lequel espère capitaliser François Hollande en ce jour de fête nationale malgré la présence à ses côtés d'un hôte "encombrant", le président mexicain...
Les journaux français décryptent, mardi matin, l’accord entre la Grèce et ses créanciers. Un dénouement loin d’être salué par la presse française. Pour "Libération", en ce 14 juillet, c’est "une défaite nationale" pour la Grèce. Si l’accord évite le Grexit, il ressemble à "une mise sous tutelle" d’Athènes. Là-bas, on parle même d’un coup d’État financier. "La fumée blanche sortie de l’eurogroupe est celle des cendres de la Grèce", paroles symboliques d’un résistant célèbre en Grèce pour avoir retiré le drapeau nazi de l’Acropole. Pour "le Figaro", "si la Grèce reste dans l’euro, le prix à payer est exorbitant". Cet accord, c’est avant tout, avance le quotidien de droite dans son édito, "une victoire des créanciers". Pour le "Parisien", l’autre gagnant, c’est François Hollande. En ce 14 juillet, il entend bien capitaliser sur son rôle de conciliateur dans la crise grecque pour redorer son image auprès des Français.
"Un 14-juillet qui tombe à pic". À moins de six mois des élections régionales qui s’annoncent catastrophiques pour le PS, François Hollande réussit à mettre en sourdine les critiques et à s’attirer, titre "Libération", les "coups de foudre de sa majorité". Frondeurs, PS, écolos et gauche de la gauche, tous ont félicité le président pour son rôle de médiateur… Mais attention à cette euphorie d’un jour, semble dire Guillaume Tabard dans "le Figaro" : "L’image de fermeté d’un jour n’a pas suffi à corriger un rejet profondément enraciné depuis trois ans (...) parce qu’un succès sur la scène internationale n’a jamais compensé les échecs sur la scène intérieure".
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La participation du président mexicain Henrique Pina Nieto, invité d’honneur de ce 14-Juillet fait aussi couler beaucoup d’encre. C’est un hôte encombrant pour "le Parisien". Le journal explique que les 156 militaires mexicains qui défileront sont régulièrement pointés du doigt dans leur pays pour la brutalité de leurs méthodes et une pratique généralisée de la torture. Des critiques relayées aussi par Mediapart. Pour le journal en ligne, cette visite d’État met en lumière les "rouages de la diplomatie économique" avec signature de contrats militaires à la clé. En 2014, le Mexique se plaçait dans les 20 meilleurs clients de la France pour les ventes d’armes.