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Mobilisation au Bataclan pour les sept mois de détention de Christophe Gleizes en Algérie
Reporters sans frontières (RSF) organise jeudi à Paris une soirée de soutien au journaliste sportif Christophe Gleizes, détenu en Algérie depuis sept mois. Des personnalités du monde du sport et des artistes se succéderont sur la scène du Bataclan.
Cette photo non datée, fournie par la famille Gleizes et publiée le 30 juin 2025, montre le journaliste Christophe Gleizes. © So Press / RSF via AFP

Pour marquer les sept mois de détention en Algérie du journaliste sportif Christophe Gleizes, Reporters sans frontières (RSF) organise une soirée de soutien "Free Gleizes" jeudi 29 janvier au Bataclan, à Paris.

Pour amplifier la mobilisation en faveur de la libération du Français, la soirée de soutien réunira de 20 h à 22 h 30 la famille du journaliste, des personnalités du monde du sport tels que l'ancien footballeur Vikash Dhorasoo, Philippe Diallo, président de la Fédération française de football, Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français, ainsi que des artistes comme Alex Beaupain, Malik Djoudi, Jeanne Cherhal, Mathilda, Yuksek et le groupe Elephanz.

Une "décision aberrante"

Arrêté en mai 2024 alors qu’il effectuait un reportage sur les heures de gloire, dans les années 1980, du club local, la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), le journaliste français indépendant, collaborateur des magazines So Foot et Society, a vu sa peine de sept ans de prison confirmée par la cour d'appel de Tizi Ouzou le 3 décembre dernier.

Après la condamnation de Christophe Gleizes en première instance le 29 juin 2025 pour "apologie du terrorisme" et "possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national", le directeur général de RSF, Thibaut Bruttin, avait dénoncé "avec la plus grande fermeté la décision aberrante de la cour d'appel de Tizi Ouzou, qui avait choisi de maintenir en prison un journaliste n'ayant fait que son travail".

La France "regrette vivement" la peine confirmée en appel en Algérie contre Christophe Gleizes et "appelle à sa libération", avait réagi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. "Nous appelons à sa libération et espérons une issue favorable afin qu'il puisse rapidement retrouver ses proches."

La justice algérienne avait reproché à Christophe Gleizes d'avoir été en contact avec un dirigeant de la JSK qui était également l'un des responsables du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK), classé terroriste par les autorités algériennes en 2021.

Selon RSF, les premiers échanges entre les deux hommes avaient "eu lieu bien avant cette catégorisation par les autorités algériennes" et "le seul échange survenu en 2024 visait à la préparation de son reportage" sur la JSK, "ce dont Christophe Gleizes ne s'est jamais caché".