
De stade de San Siro à Milan où doit se tenir la cérémonie d'ouverture des JO 2026. © Luca Bruno, AP
La division de la police de l'immigration américaine (ICE) envoyée en Italie pour les Jeux olympiques ne patrouillera pas et aura un rôle "consultatif", a indiqué mercredi 28 janvier l'ambassadeur américain à Rome, Tilman J. Fertitta.
Alors que l'annonce de la venue de l'ICE, accusée de violences aux États-Unis, a provoqué une large polémique en Italie, l'ambassadeur a assuré que le service de sécurité intérieure (HSI) dépêché aux JO (6-22 février) apportera son "expertise en fournissant des renseignements sur les menaces criminelles transnationales, avec un accent particulier sur la cybercriminalité et les menaces à la sécurité nationale".
"Le rôle du HSI aux Jeux olympiques sera strictement consultatif et axé sur le renseignement, sans patrouille ni action coercitive. Toutes les opérations de sécurité resteront de la responsabilité des autorités italiennes", a précisé l'ambassadeur américain, après une rencontre mardi avec le ministre italien de l'Intérieur Matteo Piantedosi.
JD Vance et Marco Rubio attendus à Milan
Des milliers d’agents de l’ICE et de la police aux frontières ont été déployés par le président Donald Trump dans plusieurs villes américaines dans le cadre d'une campagne contre l’immigration illégale.
Le HSI se concentre quant à lui "sur les activités criminelles transfrontalières, allant des enquêtes sur le passage de migrants, le trafic de stupéfiants, l’exploitation d’enfants, les crimes financiers, le vol de droits de propriété intellectuelle, jusqu’à la récupération d’œuvres d’art et d’antiquités volées", a précisé l'ambassade américaine.
Les autorités italiennes avaient d’abord nié les rumeurs sur la présence d’agents de l'ICE, puis ont tenté d’en minimiser le rôle, suggérant qu’ils n’aideraient qu’à assurer la sécurité de la délégation américaine.
Le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio doivent notamment assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux dans le stade de San Siro, à Milan, le 6 février. L'opposition a demandé au gouvernement de refuser ce déploiement, et prévu des manifestations en fin de semaine à Rome et à Milan.
Avec AFP
